Les fleurs de Bourriquet
Le sentiment d’être humaine…
J’avais en quelque sorte oublié ce que c’était que ce sentiment de se mettre à la place d’une personne envers qui on peut avoir des ressentiments. Avoir soi-même une douleur et essayer de comprendre en même temps la douleur que l’autre personne pourra ressentir. C’est curieux cet inconfort que l’on peut ressentir sans pouvoir détester la personne qui le provoque.
J’ai retiré, plus inconsciemment qu’autre chose, ma carapace. Je me suis aventuré dans l’affreux chemin des émotions à base de stress, d’angoisse et de larmes. Alors que pourtant, en temps normal, je suis campée dans mes deux chaussures droite comme un i à ne vouloir faire aucune concession et à distiller chaque sentiment pour qu’il n’y en ait aucun de superflu. Le fait de tout juger de loin, sans beaucoup d’états d’âme en y mettant juste le discernement et la logique nécessaire, sont mes marques de fabrique.
Et pourtant, là quelque chose m’a touché… Etonnement, je me sens « moi » comme « avant ». J’ai retrouvé ce que c’était ce sentiment de ne pas avoir conscience en permanence que le mal existait. Ne plus toujours avoir ce panneau lumineux comme quoi il-faut-se-méfier-de-tout-et-de-tous. Savoir à nouveau ce qu’on ressentait au début, c’est-à-dire quand les gens ne devenaient dangereux que lorsqu’ils avaient attesté d’un danger significatif.
Maintenant, de l’extérieur, on pourra penser que je me suis faite manipuler. Je ne me prononcerais pas sur la question. Je ne sais pas si c’est le cas ou non (même si je ne pense pas), mais le souci se situe dans le fait que je ne veux pas y réfléchir. J’en suis arrivée à la conclusion qu’à partir du moment ou le risque ne semble pas trop gros, il faut vivre les choses. Nous sommes fait pour vivre au milieu des autres et comme nous ne pouvons pas toujours nous en protéger, alors autant vivre ce qui nous est destiné. Je ne veux pas finir dans une cellule capitonnée sous prétexte que j’ai peur de tout.
Pour la première fois de ma nouvelle vie, j’ai
enfin pu ressentir les choses comme je les ressentais avant. Alors quoi qu’il
advienne, je serais toujours reconnaissante à cette personne de m’avoir fait
revivre, même si elle ne le sait pas.

Commentaires
le 25/10/2009 à 19:44:12
Clélia > Bon passe encore, mais ne t'avise pas d'aller encore plus loin dans le "mal"! :D
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le 16/10/2009 à 15:12:01
Et puis donc, je suis heureuse de savoir que tu ressens les choses "comme avant"...C'est tout le "mal" que je te souhaite !!!
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le 15/10/2009 à 12:57:30