Prends ton prozac !!!

Grande conversation avec le Luciole. Mes doutes, mes peurs vis-à-vis de moi-même. Je me fais peur comme la peste. Ce que nous vivons est tellement beau, tellement inattendu et j’ai tant l’impression de ne pas le mériter.  
Je compte énormément sur l’EMDR pour me faire changer, pour m’apprendre à voir les choses autrement. Ne plus être dans un excès perpétuel. Ne plus ressentir ce besoin d’avoir mal. Ce besoin de sourire à ceux que je considère comme des pauvres types tout en ressentant ce sentiment de haine et de répulsion. Faire semblant, jouer un jeu dangereux auquel je finis toujours par perdre. Me perdre moi-même et perdre l’une des personne qui compte le plus pour moi. J’aime ce que je suis pendant ces moments-là. Une fille sans scrupules, sans sentiments, sans états d’âmes. Regardez-moi que d’une seule façon et je ne vous en aimerais que plus…

J’entre dans ma phase où je n’aime pas la compassion. Je ne veux pas qu’on me comprenne, qu’on me trouve des circonstances atténuantes ou je ne sais quelles autres conneries du même acabit. Je ne sais même pas pourquoi je déblatère tout ça maintenant. Peut-être parce que dans quelques heures, j’ai une nouvelle séance et qu’à nouveau je vais faire rejaillir des choses qu’il faudra que j’analyse. Ça me fait du bien et en même temps ça me met dans une sorte de rage douloureuse. Je veux être normale et pas me rendre compte que je suis une espèce de petite chose torturée. Je ne peux pas supporter ces choses, ces sentiments, ces pulsions que je ne peux pas contrôler. En ce moment, je me sens dans une colère sans fond que je n’arrive pas à comprendre. Est-ce l’effet des médicaments que je viens de prendre, de ma fatigue, de ma peur insurmontable de décevoir le Luciole ? Ma tête explose. J’entends des clapotis dedans. Il me semble que tout ce qui m’entoure est faux. Le Luciole vient de m’envoyer un message, mais je ne le comprends pas, apparemment c’est une réponse. Un bugg : je ne sais pas ce que je lui ai envoyé. J’aimerais pleurer, crier mon mécontentement, mais je ne peux pas. Et puis, crier quoi ? Tous ces inconnus me frustrent. Comme si je ne me connaissais pas moi-même. J’ai l’intuition d’être deux personnes prisonnières dans une seule.
Il y en a une que je voudrais tuer, mais je ne sais pas laquelle. La sale garce que j’affectionne parce qu’elle me protège ? Ou l’autre, celle que tout le monde aime, trouve belle et relativement géniale ? Où est mon monde ? Dans le cynisme, les excès en tout genre, le dark et les musiques qui me tordent les boyaux par leur violence ? Ou dans les images colorées, les petits animaux, le rose, les bonbons et les peluches diverses et variées ?

Je suis en cours de savoir qui je suis (et non plus « ce que je suis » comme me l’avait fait remarquer Edwige) et pas ce que je suis devenue par la force des choses. J’ai tellement peur d’être une sorte de poids mort pour le Luciole. Même si lui ne semble pas voir les choses sous cet angle, en règle générale, c’est au moment de la séparation (ou avec la remplaçante) qu’on se rend compte à quel point l’ex a pu nous bouffer la vie. Je pense que pour beaucoup de mes ex, je suis leur psychotique de service. Depuis que j’ai accepté pleinement d’être officiellement avec le Luciole, j’ai l’impression de marcher au bord d’un précipice. Ça n’est même pas lui qui me met la pression, c’est moi seule. Mais sa déception serait carrément insurmontable. J’avais déjà voulu changer pour l’Homme et j’avais misérable raté. Que va t-il en être cette fois ci ?

Le chemin est pénible et c’est tellement tentant de l’abandonner. Quand ce sentiment de toujours repartir de 0 me quittera t-il ? Comment fais tu pour m’aimer ?




Article ajouté le 2009-07-22 , consulté 88 fois

Commentaires


Nébuleu...
le 27/07/2009 à 22:49:51
Luciole > Je ne puis rien te répondre de très concret. J'essaye de faire comme toi et de me dire que tout passera tout seul. Mais la normalité est loin d'être ce qui me caractérise le plus. Il faut juste attendre et voir. Je commence à avoir confiance...

Clélia > Effectivement, je ne tiens pas à ce que mes coins sombres disparaissent totalement. Après tout, ils font tout de même partis de ce que je suis indépendamment du reste. Et puis je ne tiens pas à virer "petit cochon heureux" ça serait trop rude!
Clélia
site/blog
le 25/07/2009 à 14:33:39
Que dire après la sublime réponse de ton Luciole...Que l'on sait que tu arriveras à être toi-même, que tu arriveras à voir de plus en plus ton côté heureuse, épanouie, amoureuse...et que peu à peu ton côté sombre s'envolera, même s'il en restera toujours quelques parts en toi...T'es sur la bonne voie, on en doute pas !!
LuCiOle
le 22/07/2009 à 19:54:52
c'est un article que je devrais écrire, pas un simple commentaire, mais bon, on fait avec....
par ou commencer?
cette grande conversation que nous avons eu hier soir ne fut pas des plus agréable même si j'étais au courant du sujet en question. sache que le fait d'en parler ensemble me permet de te comprendre un peu plus et surtout de pouvoir t'apporter un peu de mon aide à mon niveau. tu n'as rien à craindre, on y est pas et on ne sait pas ce qu'il va se passer a ce moment. une chose est sur c'est que je serais toujours là pour toi, la main tendue vers toi. ne croit pas que je vais t'abandonner, c'est inimaginable, je t'aime trop pour ça et puis je sais qui tu es, celle que tu es quand tu es avec moi, celle qui vois plein de belle couleurs, celle dont les yeux pétillent a chaque instant, celle qui se laisse porter par tous les bonheurs de la vie... cela ne fait aucun doute. pourquoi serais tu un poids mort avec moi?? celle que je connais est pleine de vie et heureuse même si je ne suis pas sans savoir qu'il existe ton coté sombre, mais celui là, je l'étouffe par ton coté lumineux (contagion luciolesque...) je sais de quoi tu es capable et ça n'est pas très rassurant, mais je n'ai pas peur, pas peur de faire face avec toi, ensemble nous sommes plus fort et je ne te lâcherais pas en cours de route, ce n'est pas mon genre. pour le reste à chaque fois que tu as besoin de parler, sache que je suis là et serais là quoi qu'il arrive. il est normal dans un couple de parler aussi des choses qui ne vont pas.
je peut affirmer que notre relation ne me bouffera pas même si tu prétends que ces pensées viennent après une rupture, chose que je n'envisage pas quoi qu'il arrive car je t'aime et je te veux sans limitation de durée, pour la vie??? oh que j'aimerais, je me vois vraiment avec toi dans l'avenir, j'arrive a me projeter et ça me plais avec toi.
laisse toi porter et guider par mon cœur et ma main qui tient la tienne, nous avons une infinité de belles choses a vivre. je crois en nous...

je t'aime
ton luciole

P.S : je suis conscient que mon écrit et l'orthographe laisse a désirer. c'est écrit sur le vif et de manière spontanée pour te répondre, te rassurer et t'aimer plus fort...

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