THE rencontre !
La rencontre luciolesque, mais cette fois, vu, écrit et vécu par moi-même… !La première fois que je l'ai vu, il était avec un petit groupe de sa classe apparemment à discuter d'un truc de leur cours. Il était le seul à avoir l'air d'avoir des tendances Goth, ce qui m'a tout de suite tiré l'œil, mais surtout, il discutait avec une moitié de sourire genre « Je parle, je m'intègre, mais dès que ces simagrées seront finies, je serais heureux de retrouver ma petite quiétude ». Ce à moitié faux sociable à tendances asociales m'a tout de suite plut et intrigué. Je venais enfin de trouver quelqu'un digne d'intérêt contrairement aux autres de ma classe.
Plusieurs jours se sont passés sans que je ne le revoie. Puis pendant une heure de pratique ou je m'escrimais à faire une malheureuse canine en cire bleue/grise (couleur un peu cracra à mon sens…), j'ai senti un regard venu du haut. Intriguée, j'ai levé les yeux. Là mon regard à tout de suite percuté le sien. En une fraction de seconde, j'ai eu le temps d'être étonnée (pourquoi me regardait-il ? 1 : il me trouvait méga canon, diantre… 2 : étant un « grand » puisque plus en 1ère année, il trouvait que je me débrouillais comme une quiche… re-diantre… !), puis de réaliser que j'allais rougir donc qu'avant que les dégâts n'apparaissent sur mon visage, il fallait que je rebaisse la tête de manière naturelle et sans précipitation. C'est dans ce genre de moment qu'il me prend l'envi de ricaner bêtement et de me tripoter les cheveux. *Where is la sortie de secours, siouplé ?* La totale quoi… !
De nouveau beaucoup de temps passé sans le voir. Puis un jour, avec une fille de ma classe revenant d'avoir été chercher notre déjeuner, je la suis à l'étage et m'assoie à sa suite sans avoir vraiment fait attention à ce qu'il nous entourait. Quand tout en mangeant je me rends compte qu' « il » est à la table à côté. Là, la panique me prend plus au moins *je manque m'étouffer, chuter gravement de ma chaise, hum...* alors pour compenser, je commence à blablater en discontinu avec la fille en face. Comme on parlait de notre menu qui variait rarement, je remarque à côté un mec avec un repas japonais. Le stress était à un tel point que du coup je me suis payé le culot de l'interpeller pour le questionner sur le lieu d'où provenait sa « merveilleuse nourriture ». Le luciole commençait déjà à faire des ravages sur mon métabolisme !
Encore plus tard, de nouveau en mangeant, je remarque à nouveau sa présence à la table à côté. Comme d'habitude, j'avais ma boîte gigantesque avec mes 4 pains au chocolat (je crois qu'aux yeux de toute la communauté Ipsonnienne, je resterais à jamais la nana qui se gavait de pains au chocolat…). Nos regards se croisent et là il en profite pour me faire une remarque quant à mon régime particulier. Les autres de ma classe commençaient à redescendre en classe, du coup je suis restée seule avec lui. Là je ne sais plus lequel de nous deux a relancé la conversation, mais tout ce dont je me souvienne, c'est à quel point ça m'a gavé de devoir couper notre conversation pour aller en cours.
Plusieurs semaines plus tard, nous nous sommes à nouveau retrouvé voisin de tablé. Même configuration, même pains au chocolat. Là il m'a dit un petit « salut » qui m'a grandement fait plaisir, j'ai tout de suite attaquée en désignant ma boîte : « on ne perd pas les bonnes vieilles habitudes ! » puis je me suis reconcentré sur ce que les gens de ma classe disait. Peine perdue. Je n'en avais strictement rien à faire, en plus je le voyais du coin de l'œil qui mangeait son Grec à sa table tout seul (comme d'habitude !). Prise d'une impulsion, je suis allée aux toilettes pour vérifier au pendule (non je ne fais pas partie d'une secte, mais j'adore la radiesthésie…) si je devais aller lui parler et essayer d'avoir son tel ou au moins une adresse mail. Revenue à ma place, j'ai réfléchis à comment j'allais aborder la question et surtout à comment me retrouver de ma place, à une place près de lui. Je l'ai alors regardé fixement pour qu'il relève la tête et là, je lui ai fait un signe de sémaphore digne du mime Marceau pour lui faire comprendre que je voulais migrer à sa table. Ce à quoi il m'a répondu par un vigoureux opinement du bonnet. Arrivé au moment de nous quitter pour retourner à nos tâches laborieuses respectives, je me suis dit que là, il fallait que j'agisse. Demander directe son numéro de téléphone me semblait insurmontable. Surtout je me voyais partis pour me torturer les neurones à savoir qui devrait appeler l'autre en premier. Restait plus que le mail… Grosse préparation mentale pour amener la chose, puis ne pas rougir, trembler, bégayer, *me faire pipi dessus*... Méchante inspiration : « Heu… ça te dit qu'on s'échange nos e-mails ? » (s'il met plus d'une seconde à répondre "oui", jamais je ne lui écrirais…). Moins d'une seconde plus tard un « avec plaisir » est tombé. *whouaaaaaa* Largement au-dessus de mes espérances… !
Restait plus qu'à trouver un papier. Sentant le stress remonter à nouveau, il fallait à tout pris que je m'occupe avant de devoir écrire et que par la même occasion il puisse remarquer le tremblement de ma main *me vois pas lui expliquer que j'ai Parkinson précoce…* . J'ai du coup bien pris mon temps pour découper proprement une feuille. Tout cela fait, nous sommes resté planté l'un face à l'autre pendant un temps assez long. Tout du moins assez long pour laisser le temps à mon cerveau de partir prendre des petites vacances par là même occasion… "Heu... ça te dit de me prendre dans tes bras ?" *Hum, peut-être un tantinet rude comme question au prime abord...*
Suite au prochain épisode… !


Commentaires
Nébuleuse le 22/07/2009 à 21:36:52Clélia > Roméo & Juliette 2 !! Mais oui, je m'attelle à écrire la suite bien que tout le monde la connaisse plus ou moins!
Edwige > Diantre...!
Luciole > C'est vrai que l'impression d'ancienneté se fait sentir chez moi aussi... Grandement!
LuCiOle le 20/07/2009 à 18:47:12
j'aprouve le descriptif de cette merveilleuse rencontre, lol. tout cela me semble déjà si loin...
oui edwige, je confirme qu'elle est vraiment tres belle mais 3 nuit par semaine semble un peu just, j'opterais plutôt pour toute une vie...
Edwige le 20/07/2009 à 14:48:53
Trois nuits par semaine, mais mon dieu qu'elle est belle ! =)
Clélia site : http://reglissandpaprika.over-blog.com/ | le 17/07/2009 à 20:30:11
C'est vraiment toujours palpitant et émouvant de découvrir les deux côtés de cette histoire !! C'est trooooop mignon ! (la suite ! la suite !)