I try to keep the stars in my heart.

 Début de semaine relativement merdique. Mardi, jour faste car unique ou je vais en cours. Je me sens de plus en plus déphasée, je n’ai plus ma place là-bas. En plus, avoir du livrer bataille au détriment de ma meilleure prof m’a quelque peu mise mal à l’aise. Mais bon, devoir photocopier ses cours quand on paye son école 6500 euros, on s’attend à un minimum d’avantage… enfin à mon sens.

Sinon, la seule chose qui m’ait apporté une joie sans commune mesure, c’est de voir ma merveilleuse qui est venue m’attendre à la sortie de mon école avec un très joli cadeau : des chaussures à talons absolument renversantes. Je crois que le terme convient parfaitement étant donné que je me demande comment je vais bien faire pour tenir dessus. Bref, malgré ma mère qui c’est montrée très enthousiaste : « Encore des chaussures ? Non mais c’est pas vrai !! » …, je suis resté tout sourire.  Ma merveilleuse avait fait l’effort de chercher dans quelle école je pouvais être et comment y aller alors je ne voulais pas gâcher tout cela avec une banale conversation déjà eu moult fois avec ma mère sur sa façon de réagir pour étouffer toute joie dans l’oeuf. Je me suis donc contenté d’un banal « ça me fait plaisir, et à mon avis c’était son but, alors… » .

Sinon ma mère ne tourne pas du tout rond en ce moment. Comme à son habitude, elle ne me dit rien. Alors je ne sais pas ce qu’il se passe, tout ce que je peux constater c’est qu’elle prend un air exaspéré à chaque fois que j’essaye d’avoir un embryon de conversation enjoué. Du coup je ne dis plus rien pour éviter de les lui briser plus que nécessaire. J’attends le jour où elle va me brailler dessus en me demandant pourquoi ça fait des jours que je lui fait la gueule sans raison…
En attendant ce fabuleux jour, je continue à souffrir jour et nuit comme c’est le cas depuis maintenant 4 semaines. Ça commence à faire sérieusement long d’avoir l’impression que mon dos part en miettes, et d’avoir mon poignet gauche qui vis sa vie perso indépendamment de la mienne. Mais bon, je ne peux pas passer ma vie à gémir que j’en ai plus qu’assez. Alors je met de côté et je souris, je parle gentiment aux gens malgré tout.

Du coup, j’ai du mal à comprendre ceux qui quand ils ont un problème deviennent agressifs et mesquins comme si vous étiez responsable de tous leurs petits malheurs. Je n’ai pas l’impression d’être comme ça. Maintenant, peut-être que je me trompe. Comme me l’a si bien dit ma mère quand j’ai essayé de lui faire part de ma déception après une conversation qui m’a sans doute remise à ma place : « Oui bien tout le monde n’est pas aussi parfaite que toi » … Merci, et bonjour chez toi !
Je me dis simplement que depuis les nombreux mois ou je dois faire face à mon put*** de corps, je n’ai pas perdu d’amis. Même, ils me parlent de leurs emmerdes sans vergogne et sans se préoccuper de comment je vais, ils se permettent aussi de m’envoyer sur les roses sans se poser plus de questions… Alors, c’est que je ne dois pas trop leur prendre la tête avec ma petite vie de souffreteuse. Mais pourquoi moi, n’ais-je pas le droit au même traitement que celui que je leur inflige ? Parce que finalement ce ne sont pas des amis ?
Où plus prosaïquement, n’avons-nous tous besoin que d’une bonne poire qui puisse nous servir de défouloir…

Bref, qui que vous soyez pour moi, quoi que vous puissiez espérer de moi, de n’importe quelle manière que vous me considériez, je ferais ce que vous attendez. Mais ne vous méprenez pas, je ne le ferais pas pour vous, je ne le ferai que pour la paix de mon âme et parce que j’estime que toute forme de vie à besoin de recevoir un maximum d’amour quoi qu’elle ai pu me faire…





Article ajouté le 2009-03-26 , consulté 63 fois

Commentaires


Nébuleuse le 06/04/2009 à 15:19:00
ça ne se "situe" nul part te concernant...
Soeur, ou qui que ce soit d'autre le 26/03/2009 à 21:18:23
Salut,
j'ai lu ton article, comme d'habitude, j'ai "bien aimé"... je te reconnais bien dans la fin, même si ça me semble juste impossible autant de bonté pour une seule personne, mais j'ai juste du mal à croire que d'autres puissent ne pas être aussi nuls/méchants/rancuniers que moi.
J'ai pensé à toi toute la journée et je tiens à te dire que c'est toi qui avais raison. Ne me demande pas sur quoi, tu avais juste raison sur tout. Sur toute la ligne, toujours. J'aurais dû m'en douter parce que tu as vraiment tout d'une soeur aînée qui sait beaucoup de choses.
Je te le dis ici, parceque je veux que tout le monde le sache. Personne ne peut toutefois mesurer tout ça selon moi...
Sinon, je pense que j'ai dû te brusquer plusieurs fois. J'en suis sûre, parce que j'ai l'habitude de traverser l'existence comme un éléphant traverserait un magasin de porcelaine. Je sais que je me plains beaucoup mais moi j'ai peur de ne pas voir les choses exactement comme toi : en réalité j'ai surtout peur de changer d'attitude avec toi, je pense que tu n'apprécierais pas qu'on te traite différemment de d'habitude... enfin je suis partie arbitrairement de ce principe, sans réelle raison, j'ai dû te confondre avec S. tu sais...
Je sais comment est ta mère et je sais comment je peux être aussi des fois. J'ai tenté de m'expliquer et de m'excuser, je ne vais pas m'excuser indéfiniment rassure-toi, oui, je sais que ce n'est pas ce que tu veux, ce que tu attends de moi...
Je veux juste faire ce qu'il faut pour ne pas te stresser, ne pas te penser, ne pas te faire chier tout simplement, j'y pense, j'essaie, c'est étrangement difficile à gérer, alors j'essaie.
Je ne pense pas être visée par la "bonne poire" toutefois, ça doit se situer ailleurs.
Si tu veux, je suis ton amie.

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