Ce n'est pas dans ses effets qu'on attaque un mal, c'est dans sa cause.
Deux week-end hors de chez moi. Celui-ci d'ailleurs était juste une envie de fuir. Une envie de ne pas rester seule face à un merdier qui prend un peu plus forme de jour en jour. Paradoxalement, je me dirige gaillardement vers ma rédemption en sortant petit à petit du gouffre dans lequel j’étais allé me jeter tête la première. Mais, ça n’est pas facile du tout.Quand on se fait volontairement du mal, il y a toujours un moment, aussi court et funeste soit-il, qui donne de la satisfaction. On se dit que l’on fait ça pour avoir ce résultat précisément. Le reste, même s’il tient énormément de place, n’est que secondaire. La souffrance engendrée et qui perdurera pendant encore longtemps, ne devient alors qu’une sorte de dommage collatéral. Alors, on accumule les heures de souffrances silencieuses et de déchéances passives uniquement pour les 2 secondes de bonheur : l’enveloppe qui passe de sa main à la vôtre… On en oubli les heures de peur, de honte et d’angoisse, les nuits d’insomnies et le futur qui se dérobe sous les pieds.
Par contre, quand on veut se sortir de là, les 2 secondes n’existent plus. Le temps ne devient plus qu’une lutte incessante pour retrouver son essence, pour apprendre à exister à travers autre chose qui est beaucoup moins à notre porté, mais qui est nettement plus grande et plus durable. Le seul moyen alors de ne pas perdre son but, c’est de toujours garder en tête qui l’on veut être profondément. Au-delà des apparences, au-delà de notre haine de soi et des autres.
J’ai l’impression de me traîner contre une paroi escarpée, de gratter mon masque pour laisser apparaître quelque chose de moi que j’ignore totalement. Je ne sais pas ou je vais, ne si je vais y arriver. Alors qu’est ce qui vaut la peine d’être vécu ? On m’a dit que j’allais souffrir, encore et toujours, que j’allais galérer pour arriver à devenir ce que je dois être réellement. Et si On se trompait ?
De tous les maux, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même. Sophocle.


Commentaires
Nébuleuse le 18/03/2009 à 22:34:28Edwige > Marci... grandement...
Clélia > :) Ach, oui effectivement, en plus ça me manque beaucoup les tribulations de Régliss et Paprika! Je me fais souvent rattraper par ma conscience, mais dans ces cas là, je libère le surplus émotionnel ici histoire de ne pas complètement moisir de l'intérieur!
Et comme tu as pu le constater, j'ai bel et bien réussit à te dénicher sur le bouquetin! :)
Clélia site : http://reglissandpaprika.over-blog.com/ | le 18/03/2009 à 17:44:50
J'suis bien d'accord avec Edwige...
Sinon, toujours pas internet chez moi ça crait pas mal...Mais j'espère que le moral remonte un peu la pente..(et je pense souvent à toi, tu sais...d'ailleurs, si jamais tu veux me trouver sur le bouquetin, c'est pas très compliqué !!! ;)
Edwige le 18/03/2009 à 17:23:56
Tu sais quoi ? Hé bien, j'adore ton blog.