L'assassinat de mon honneur
Ce matin, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand arrivé dans la salle de bain, une impression curieuse me submergeât. Je m’assis sur le rebord de la baignoire et vis mon air dans le miroir. Je vis mes yeux s’agrandir par l’horreur alors qu’il n’y avait rien en face de moi. J’ai essayé vainement de lutter contre cette impression de perdition imminente. Et d’un coup tout m’est revenu. Comme il y a quelques années, j’ai tout revécu comme si la scène se déroulait à nouveau.J’étais assise sur cette chaise dans ce couloir attenant au parking. Ayant fini de me labourer les entrailles, il m’avait poussée dessus. Il se tenait à présent face à moi, me dominant de toute sa hauteur. Il a fait un geste vers moi, pour me faire comprendre ce qu’il voulait à présent. Mon pauvre cerveau qui ne comprenait plus grand chose à quand même saisi ce qu’il attendait. Ma pudeur et mon dégoût profond m’ont poussé à me rebeller. Je lui ai dit que si jamais il me la mettait dans la bouche, elle ne ressortirait pas entière. Ma détermination à ce moment était inébranlable. Il a dû la lire dans mes yeux et du coup ne l’a pas fait. A la place, il s’est occupé seul et m’a envoyé le résultat en pleine figure. Là, ça en a été trop pour moi, malgré ma gorge qui me brûlait, et mes joues gonflées par les claques qu’il m’avait envoyées si généreusement, je sentis mes larmes couler sans plus pouvoir les arrêter. Je n’ai jamais désiré aussi ardemment mourir.
Et lui, il riait. Il se tenait face à moi en riant à plein poumons. Ce rire a écorché mes oreilles plus que toutes les insultes qu’il m’avait susurrées. Je l’entends encore maintenant très clairement qui raisonne encore et encore. J’ai presque l’impression que je peux dire que c’est son rire qui m’a assassiné. Il a tué le reste d’essence que j’avais encore malgré tout ce qu’il venait de me faire subir.
J’avais oublié ce rire. J’en avais parlé qu’à un seul de mes ex. Il m’avait dit une phrase qui m’avait rassuré et fait oublier. Alors ma première envie à été de l’appeler. Mais je me suis retenu. Je n’ai pas le droit de le déranger avec quelque chose qui ne le concerne plus. J’aimerais seulement comprendre pourquoi ce rire m’est revenu maintenant. Pourquoi même sans l’entendre dans ma tête, son souvenir m’écrase la poitrine. J’ai très peur de me réveiller d’un coup parce que je l’entends à nouveau.
Qu’est ce qu’il se passe ? Qu’ai-je, je pour avoir ce spectre à nouveau ? Devrais-je vivre toute ma vie avec ce souvenir comme s’il datait d’hier ?


Commentaires
Nébuleuse le 02/02/2009 à 21:26:18Tina > Merci pour ta visite ici!
Ancolie > Je vois ce que tu veux dire. Mais c'est difficile de prendre le temps pour faire ce travail de conscience qui pourtant est bien nécessaire...
Soeur > C'est mes lecteurs (dont tu fais parti) qui me donnent le courage de raconter tout ça...
Clélia > Oui c'est curieux que ce soit souvent un détail qui fasse tout s'écrouler. Peut-être pour faire en sorte de "cacher" le reste et du coup de permettre de mettre de côté les gros trucs... Mais votre compréhension de tout ça m'aide énormément.
Ancolie > Sur le coup, l'anéantissement est bien réel. C'est la cicatrisation progressive qui le cache après.
ANCOLIE le 31/01/2009 à 22:51:59
Je crois je suis certaine qu'il n'a pas pu t'anéantir .
Par son acte il s'est anéanti lui même .
Clélia site : reglissandpaprika.over-blog.com/ | le 31/01/2009 à 20:17:01
C'est vrai, bravo pour ton courage de le dire, et donc dele "revivre" encore en l'écrivant...
C'est vraiment terrible ce que tu as subi, et je comprend à quel point ce rire à pu t'anéantir encore plus...Je n'arrive pas à comprendre comment on peut être aussi cruel...Courage Bella, j'espère que le fait d'en parler te soulage un peu...
Soeur le 31/01/2009 à 00:10:02
Hé ben moi, j'ai pu enfin tirer ma conclusion.
Magnifique texte poignant, sinon. Bravo d'avoir le courage d'en parler. On te soutient et on t'aime tous.
ANCOLIE le 30/01/2009 à 08:07:19
J'ai lue ton texte . Je sais comment j'ai fait avec mes "souvenirs-sensations". Je vais l'ecrire ici , sans savoir si celà est utile en quoi que ce soit .
J'ai tout demonté comme un enfant demonte un reveil (tu sais , les reveils mécanique avec des petites roues et des ressorts) J'ai démonté le bonhomme ses actes ses gestes ... tout ! . Je n'ai pas "analysé" au sens psychanalitique du terme . J'ai demonté sa mecanique . Et j'ai vue qu'il n'etait qu'une machine .
J'ai vue que par son acte , il avait "choisi" de ne pas exister . IL n'est pas mort , non , il est anéanti . Et je m'en suis apperçue en le demontant piece par piece , rouage apres rouage . Et je me suis dit : il cherchait le néant . Par son acte , il s'est anéanti ... Voilà ce que peux te dire .
TINA site : TINA.blog4ever.com | le 30/01/2009 à 01:14:12
coucou
merci du com
et contente que mon texte t'ait plus
kiss a+