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Catégorie Le viol de l'innocence: ... ou les chagrins d'une moufette. Cette catégorie est une vie en parallèle, avec les sentiments et sensations qui sont difficiles à exprimer. Le pseudo de "moufette" sert à prendre le recul nécessaire pour pouvoir écrire en atténuant la douleur. Il est symbolique: un putois est un mammifère qui a une très mauvaise odeur en permanence. A l'inverse, la moufette n'émet une odeur détestable qu'en cas d'attaque et de peur. J'ai trouvé cela très représentatif de la vie menée à l'heure actuelle.

Un métier ou une justification ?

 Ma nouvelle formation: sexologue...
J'ai mis longtemps à en parler. Pour une raison toute simple: le jugement d'autrui... Je voulais me préserver le plus longtemps possible des réflexions à la con (pardonnez-moi cette familiarité dans mon vocabulaire, mais ne savais pas comment le définir autrement). Je savais que je n'échapperais pas à 2 réflexions de base. La première étant sur le fait qu'il faudrait que je me "soigne avant de soigner les autres" et la deuxième, que la sexologie est la même chose que la psychologie donc que ça ne me changera pas beaucoup.

Je vais commencer par la deuxième "connerie" puisque c'est la moins "grave" ou tout du moins énervante. Evidemment qu'il y a des choses similaire à la psychologie, néanmoins on ne traite pas des mêmes soucis. Là, le problème est plus ciblé tout de même. Et je n'ai pas fait ce choix précis par hasard donc le raccourcis est quelque peu grossier.

Quand au fait que je doive me faire soigner préalablement, c'est on ne peut moins blessant même si c'est la vérité. Mais s'il on va par là, dans n'importe quel métier ou l'on doit s'occuper de nos semblables, il faut que la personne, quelque soit son passé, soit en accord avec elle-même. En gros il y a les personnes qui tentent de minimiser les choses (genre que je fasse ça ou que je vende des légumes au marché, c'est du pareil au même...), et les autres qui me voient déjà en train de faire le massacre du siècle avec mes patients...
En fait, ce manque de confiance dans mes capacités à aider autrui sous prétexte que je "souffrirai" trop moi-même me blesse. Avoir vécu ce que j'ai vécu est largement suffisant, je n'ai pas encore en plus besoin qu'on remette en cause mes futurs compétences alors que je n'ai pas encore pus faire mes preuves (ou mon manque de preuves...!).
Et puis, c'est tellement injuste parfois le destin. T'es une victime, tu DOIS te faire soigner. T'es un violeur, on ne te casse pas les couilles avec ça, ou avec le fait que tu feras peut-être mal ton boulot. Non soit on ne sait rien, soit on veut te mettre en taule et point barre. C'est très manichéen comme façon de voir...

Alors pour résumer, je veux être sexologue, grand bien me fasse. Je ne serais pas la seule à potentiellement risquer de bousiller une vie alors je n'ai qu'une chose à dire: faite bien votre métier à vous et pendant ce temps j'essaierais de bien faire le mien (et les cochons seront bien gardés...!).



Posté le 28/09/2009 | 27 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Lettre à Léa

         Chère Léa,

 

 Tu m'as parlé de tes envies de te faire de l'argent facilement et rapidement… J'ai longuement réfléchi avant de t'écrire, mais je pense que je dois te mettre en garde contre certaines choses.

 

Tout d'abord, j'aimerais soulever un détail qui n'est pas des moindre : ça n'est pas de l'argent facile. Je ne crois pas qu'il existe un autre métier qui demande autant d'investissement personnel. Il faut quand même que tu prennes conscience qu'il s'agit de ton corps, donc une chose précieuse qu'en temps normal on ne donne pas à n'importe qui. Je pense que dans ta tête, c'est une notion bien imprimée alors si tu te décides à faire ce genre de « boulot », il faut que tu saches que tu devras aller à l'encontre de ce que tu as toujours considéré comme acquis : tu ne pourras plus jamais dire que ce corps est le tien. Tu le verras uniquement comme une sorte de forteresse protégeant tant bien que mal ton âme.

 

En dehors de cela, vue de l'extérieur tout semble assez aisé. On gagne beaucoup en peu de temps. Manque de chance, c'est là que le bât blesse. Tu te rendras vite compte que tu ne gagneras jamais assez en comparaison de ce que tu donnes : ton intégrité, ta fierté, tes rêves et surtout l'amour que tu te portais auparavant.

Quant à la vitesse du temps, tout est relatif. Etre dans les bras d'un homme qui te répugne, qui en demande sans cesse plus, qui marchande chaque acte et qui te regarde sans rien voir d'autre que les 3 orifices qui peuvent lui servir, le temps semble très long. Devoir simuler et avoir l'air d'être heureuse alors que ta seule pensée est d'arriver à te retenir de vomir, demande beaucoup de contrôle. Il faut aussi devenir une parfaite petite menteuse pour pouvoir répondre, sans laisser transpercer sa haine, à la question « est-ce que tu as aimé ce moment passé ensemble ? ». Parce que pour la plupart des hommes, il est évident que tu n'es juste qu'une « petite salope » qui aime « ça »,   quoi qu'il arrive. En soit, il t'a généreusement rendu service…

Leur regard et surtout ce qu'ils ont l'air de penser n'est pas si facile qu'il n'y paraît à gérer et à accepter. Ce raccourcit sur ta personne te marque plus que tu ne le voudrais parce qu'au fond de toi, tu sais que tu n'es pas « ça », néanmoins, c'est la triste et dégradante image que tu renvoies…

 

Ton comportement est suicidaire car tu sais ce qu'il peut t'arriver (viol, agression, vol, etc…) et malgré tout, tu t'en fous en pensant que ça ne t'arrivera pas. Mais tu ne peux pas faire abstraction que c'est l'image de toi, et je parle uniquement vis-à-vis de toi-même, que tu joues. Es-tu prête à te détester et à te demander quasiment chaque matin ce que tu vaux réellement ?

Tu es belle et intelligente, tu ne mérite pas de t'allonger sur un lit les quatre fers en l'air avec un type qui ne se rend même pas compte que tu es là. Pour lui, tu serais toi ou une autre, ça reviendrait au même. Tu ne mérite pas tant d'indifférence. Tu ne mérite pas de te retrouver avec le nez remplis d'odeurs nauséabondes, avec des images de toi dans la tête tellement plus obscènes les unes que les autres que tu seras obligé de te persuader qu'il ne s'agissait pas de toi.

Tu ne mérite pas de te regarder dans un miroir et de te dire qu'il n'y a qu'une pute dans le reflet…


Prends soin de toi car malgré tout, je t'aime.




Posté le 23/09/2009 | 40 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Quand la névrose est glam's

 Je vais revenir sur un de mes articles précédemment écrit. Il s'agit de celui sur les savons que je consomme comme une véritable camée.

Après vous avoir fait part de cette obsession, je m'étais vraiment bien calmée à ce niveau, aucun nouvel achat de gel douche ou de déo. Et puis là, nouvelle « rechute ». Je les achète par paquet. Je nage dedans. Mon argent fond en partis à cause d'eux. Alors ce matin, en en essayant un nouveau, je suis tombée dans une réflexion profonde.

A priori, je ne suis pas la seule à aimer ces petits flacons à la folie. La seule chose, c'est que ma folie va plus loin que la vôtre.

Et puis après, où est le problème ? Je m'achète des choses qui sentent bon, qui me font me sentir bien, qui m'apporte un bonheur fugace tous les matins. Il ne s'agit pas de cocaïne ou autre substitut qui dans un premier temps aide à vivre puis par la suite vous démonte la santé. Là, je ne me fais pas de mal et je n'en fais à personne non plus.

 

Alors, on peut voir là-dedans une névrose (s'il faut vraiment mettre un nom sur le phénomène…) puisque je ne le faisais pas avant l'événement traumatique. Néanmoins, on peut aussi considérer cela de manière plus positive ; comme une sorte de soupape de sécurité qui me permettrait de me faire une espèce d'automédication. L'important n'étant pas de rester sur une idée négative de notre personne, mais de voir constamment nos progrès vers l'avant et non comme des échecs perpétuels qui nous permettent de désespérer sans arrêt sur ce que l'on à pas ou pire, sur ce que l'on a plus et que nous ne retrouverons jamais. Donc, j'ai une passion (bien futile il est vrai) et je l'assume grandement (en même temps, j'assume plus de collectionner les gels douches que les boîtes de fromage). Rassurez-vous, j'ai d'autre centre d'intérêt dans la vie beaucoup moins superficiels !

 

Pour certains, je vais sûrement être le prototype même de la grosse névrosée qui s'ignore ou qui veut se rassurer comme elle peut. Peut-être. Je ne cherche pas à me faire mon propre procès, mais juste à comprendre le fonctionnement aléatoire de ma personne sans vouloir m'accuser plus que ce qu'il ne le faut. Juste avoir le recule qui permet de juger posément sans exagération, condescendance ou auto-flagellation rédhibitoire.

Alors oui, j'ai un comportement excessif, mais au final, il ne me pourrit pas ma vie alors, qu'est ce qui cloche ? La source ? Sûrement. Mais ça je ne pourrais pas changer mon passé alors autant améliorer le présent avec des petites enjolivures qui font la part belle aux choses.

 

Qui connaît une bonne adresse de savonnerie ?



Au passage, petite publicité pour ce merveilleux magasin qu'est le Body Shop. Non testé sur les animaux et naturel. A bonne entendeuse...
Posté le 20/08/2009 | 59 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Un cadeau ne se refuse pas

 Il pleut. Info de la plus haute importance… Non en fait, il y a des averses ce qui fait que la pluie est entrecoupée de vagues de soleil lumineux. C’est beau. C’est rassurant.
Hier j’ai pété ma durite. Aujourd’hui j’ai repris des médicaments, mais les effets sont un peu différents. Je n’ai plus les nerfs à fleur de peau. Enfin… moins. J’ai toujours l’impression d’être sur une planète un peu différente, mais c’est moins singulier. Quoique mes pieds ne touchent toujours pas vraiment le sol et que j’ai l’impression que quelque chose essaye de me presser le cœur comme un malheureux citron. Je vais voir le Luciole ce soir. Et demain si tout va bien, nous partons en Bretagne. Il m’a offert un baby Bourriquet. Je l’adore. A chaque fois que je regarde sa bouille toute ronde et bleue, j’ai l’impression que le Luciole est dedans…

Je me suis secoué les neurones, j’ai réfléchi à des problèmes que je considérais ne pas en être. Etre malade d’être aimé quand d’autre cherche tant l’amour dans les yeux des autres. Et moi je l’ai et je ne m’en sors pas. Etre aimé comme ça quand on a été tellement méprisé, ça peut faire tellement mal… Pourtant d’autre m’ont déjà aimé avant. Mais je n’ai jamais ressenti le malaise que j’ai maintenant. Lui déclenche un sentiment inédit. Est ce plus fort où est ce que c’est moi qui ai mûri et qui ressent plus de choses et surtout qui tente de les accepter ?
Je vais choisir mon camp. Je vais laisser mes yeux et mon cœur voir ce qu’ils ont envi de voir. On m’a tellement dit qu’il fallait que j’avance, que du coup, j’ai avancé comme une aveugle, le plus vite possible pour arrêter de perdre du temps. Mais le temps m’a rattrapé. Maintenant, je sais que je suis capable de faire face à tout ça. Avant, j’avais l’impression que ça allait me tuer. Et là, je me sens de taille à tuer ce dragon même si ça fait mal. La vraie douleur se trouve dans le changement pas dans les petites douleurs qu’on s’inflige soi-même histoire que les autres prennent soin de nous.

Faire des conneries c’est bien beau, ça oblige les autres à nous materner et en plus ils n’osent pas nous envoyer chier, jusqu’au jour où ils en ont marre de nous servir de garde-chiourme et qu’ils se rendent compte que ça n’est pas leur travail. Alors qu’affronter ses peurs, là ça demande du courage, du vrai. Même si en ce moment, j’ai mon cœur dans la gorge, je veux continuer mon changement. Je veux continuer à charcuter mes angoisses plutôt que mon corps ou mes cheveux. Mes yeux veulent sortir de ma tête, j’ai l’impression de ne pas pouvoir marcher droit (ce qui ne doit pas être qu’une impression au vue de ma bosse sur la tête), je me sens vraiment mal et pourtant c’est ça qui me fait réfléchir depuis hier. Pourtant, je n’ai pas l’impression de psychoter, mais plus de réfléchir sainement. Je mets en place des plans d’urgence pour dérailler de manière contrôlée pour que mon Luciole ne se retrouve pas avec une semi-folle lâchée en liberté. Je ne souhaite pas qu’il en vienne à se dire que je l’aie fait grandir à cause de tout ce que je lui ai fait subir.

Ma vie m’offre un cadeau, alors pourquoi faire ma chieuse et le refuser (bien qu’en fait je le sache, le pourquoi…) ?

(Ps: bientôt je ré-écrirais des articles plus clair et pas en état de semi-coma. Dsl)




Posté le 23/07/2009 | 59 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Prends ton prozac !!!

Grande conversation avec le Luciole. Mes doutes, mes peurs vis-à-vis de moi-même. Je me fais peur comme la peste. Ce que nous vivons est tellement beau, tellement inattendu et j’ai tant l’impression de ne pas le mériter.  
Je compte énormément sur l’EMDR pour me faire changer, pour m’apprendre à voir les choses autrement. Ne plus être dans un excès perpétuel. Ne plus ressentir ce besoin d’avoir mal. Ce besoin de sourire à ceux que je considère comme des pauvres types tout en ressentant ce sentiment de haine et de répulsion. Faire semblant, jouer un jeu dangereux auquel je finis toujours par perdre. Me perdre moi-même et perdre l’une des personne qui compte le plus pour moi. J’aime ce que je suis pendant ces moments-là. Une fille sans scrupules, sans sentiments, sans états d’âmes. Regardez-moi que d’une seule façon et je ne vous en aimerais que plus…

J’entre dans ma phase où je n’aime pas la compassion. Je ne veux pas qu’on me comprenne, qu’on me trouve des circonstances atténuantes ou je ne sais quelles autres conneries du même acabit. Je ne sais même pas pourquoi je déblatère tout ça maintenant. Peut-être parce que dans quelques heures, j’ai une nouvelle séance et qu’à nouveau je vais faire rejaillir des choses qu’il faudra que j’analyse. Ça me fait du bien et en même temps ça me met dans une sorte de rage douloureuse. Je veux être normale et pas me rendre compte que je suis une espèce de petite chose torturée. Je ne peux pas supporter ces choses, ces sentiments, ces pulsions que je ne peux pas contrôler. En ce moment, je me sens dans une colère sans fond que je n’arrive pas à comprendre. Est-ce l’effet des médicaments que je viens de prendre, de ma fatigue, de ma peur insurmontable de décevoir le Luciole ? Ma tête explose. J’entends des clapotis dedans. Il me semble que tout ce qui m’entoure est faux. Le Luciole vient de m’envoyer un message, mais je ne le comprends pas, apparemment c’est une réponse. Un bugg : je ne sais pas ce que je lui ai envoyé. J’aimerais pleurer, crier mon mécontentement, mais je ne peux pas. Et puis, crier quoi ? Tous ces inconnus me frustrent. Comme si je ne me connaissais pas moi-même. J’ai l’intuition d’être deux personnes prisonnières dans une seule.
Il y en a une que je voudrais tuer, mais je ne sais pas laquelle. La sale garce que j’affectionne parce qu’elle me protège ? Ou l’autre, celle que tout le monde aime, trouve belle et relativement géniale ? Où est mon monde ? Dans le cynisme, les excès en tout genre, le dark et les musiques qui me tordent les boyaux par leur violence ? Ou dans les images colorées, les petits animaux, le rose, les bonbons et les peluches diverses et variées ?

Je suis en cours de savoir qui je suis (et non plus « ce que je suis » comme me l’avait fait remarquer Edwige) et pas ce que je suis devenue par la force des choses. J’ai tellement peur d’être une sorte de poids mort pour le Luciole. Même si lui ne semble pas voir les choses sous cet angle, en règle générale, c’est au moment de la séparation (ou avec la remplaçante) qu’on se rend compte à quel point l’ex a pu nous bouffer la vie. Je pense que pour beaucoup de mes ex, je suis leur psychotique de service. Depuis que j’ai accepté pleinement d’être officiellement avec le Luciole, j’ai l’impression de marcher au bord d’un précipice. Ça n’est même pas lui qui me met la pression, c’est moi seule. Mais sa déception serait carrément insurmontable. J’avais déjà voulu changer pour l’Homme et j’avais misérable raté. Que va t-il en être cette fois ci ?

Le chemin est pénible et c’est tellement tentant de l’abandonner. Quand ce sentiment de toujours repartir de 0 me quittera t-il ? Comment fais tu pour m’aimer ?



Posté le 22/07/2009 | 76 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

In the dark

 Une engueulade avec ma mère. Je ne parle pas des petites engueulades du quotient, parce que ça au final, nous n'en avons pas beaucoup. Non, ici c'est les phrases qui laissent des traces. Enfin, sur moi surtout. Cette fois c'était pour une sombre affaire de photos. Mon Luciol m'a fait une série de photos pour mon futur book. Des photos somme toute très montrables, contrairement à certaines que j'ai pu faire, et peut encore faire, quand je ne tourne pas très rond.

Seulement voilà, je me suis mis une jupe courte et un débardeur. Comme chacun le sait, peu de débardeur ont des cols roulés… Et je ne me souvenais plus que celui-ci en particulier lui avait déplu au plus haut point, ce qui fait qu'un jour j'étais parti au travail totalement bouleversé car m'ayant regardé avec son œil scrutateur d'ancienne instit , elle avait laissée tomber la sentence : « C'est très vulgaire. Je ne dirais pas à quel genre de métier ça me fait penser sinon tu serais vexée ».
Donc, là, je triais gentiment toutes mes photos la porte ouverte, quand elle est venue chercher un objet. Au bout d'un moment sentant une présence et entendant mon chat miauler d'impatience, je me retourne et vois ma mère contre la porte en train de me zyeuter. Ayant sursauté, je lui demande ce qu'elle veut. Là un charmant dialogue commence… Elle me dit qu'elle à bien le droit de regarder, ce que je lui accorde grandement, mais que dans ce cas une petite phrase du genre « tiens, je peux regarder ? » aurait été appréciée. Là , toujours aussi agressive elle me sort que je ne lui ai pas proposé (d'où l'intérêt de la question sus citée, selon moi…). « Et donc c'est pour ça que tu te fous en embuscade sans faire de bruit ? ». Aucune réponse, mais par contre les questions ont fusé : qui les as prises, quand, dans quel but, pour ton book ?!? Mais ma pauvre fille tu t'attends à quels genres de demandes avec des photos pareilles ? Tu te rends compte de l'image que tu donnes ? Etc.…

En résumé, une fois de plus je ne ressemble qu'à une pute. Merci maman, et maintenant je peux aller me coucher sereine…
C'est injuste, totalement infondé et dit de manière plus qu'inadéquate. J'ai de plus en plus de mal à supporter son manque de communication rationnelle et ses manières plus que sournoises. Déjà quand j'avais 18 ans, elle m'avait suivi en douce quand j'allais voir mon mec. Bien évidemment comme elle ne se voyait pas me dire qu'elle avait eu une pratique digne de la gestapo, elle ne pouvait pas me disputer. Elle s'est donc contentée de me faire la gueule pendant des plombes jusqu'à ce que j'apprenne la raison de cette mauvaise humeur et que je lui dise qu'avec des techniques pareilles elle n'était pas en droit de me reprocher quoique se soit.

Je ne sais pas si c'est moi qui grossis trop ses phrases concernant mon physique et ma manière d'être, mais j'ai l'impression qu'elle ne tape que là-dessus. Pas une seule fois, elle ne m'a dit que j'étais jolie, pas une seule fois, elle ne m'a dit qu'une de mes tenues lui plaisait. Non, elle ne me parle que pour me dire que je ne suis pas comme il faut, que je suis vulgaire, que je lui fais honte. Habillée avec mes grandes jupes longues et vaporeuses, je ressemble à une gitane ou à un tas de chiffons (c'est les filles très grandes qui peuvent se permettrent ça, alors que toi…), habillée en débardeur, je suis vulgaire et elle me fait bien sentir que je devrais avoir honte de sortir comme ça.
Elle sait pourtant que je ne me sens pas toujours bien dans ma peau et surtout pourquoi. Mais non, elle y va… Comme pour mon maquillage, le savon, le parfum, tout le monde sait que lorsqu'on a été violée, tous ces artifices rassurent un peu. Et bien elle, elle me le reproche.

Maintenant, je me sens mal. Je n'aime pas ça. Je ne veux pas ne pas pouvoir décoller de ce bla-bla d'adolescente pré pubère qui se sent mal, qui va pas bien dans son corps et dans sa tête, qui en a marre de tout, qui ne voit pas le bout du tunnel, et qui au final, les brisent à tout le monde. Je ne suis plus à ranger dans cette catégorie de pauvres filles. Je sais ou je vais, je sais ce que je suis et ce que je vaux ou non.

Je ne veux pas être détruite parce que ma mère ne réfléchit pas avant de me parler…

Voici quelques unes des photos en questions... Pensez bien à éloigner vos enfants de l'écran surtout !!



Posté le 08/06/2009 | 79 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Une belle âme, qu'est-ce ?

 Aujourd’hui, beaucoup de choses se bousculent dans ma tête.
J’hésitais à aller quelque part. Cette question est relativement récurrente chez moi. Toujours pour les mêmes causes et toujours pour les mêmes raisons. Certains aspects de ma vie sont assez incompatibles avec une vie de couple sereine et posée a proprement parlé. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis à nouveau célibataire.
Je voulais penser par moi-même et non agir en fonction de ce que désire/voudrais mon entourage pour mon « bien ». Et là ça n’est pas ce que j’ai fait. Au final, j’ai pris une décision qui n’est pas la mienne, qui est plus dictée par les « bonnes mœurs », néanmoins cela m’a permis de réfléchir aux explications que je suis obligée de donner pour justifier mes faits.

Oui, c’est mal et ça me fait mal. Mais qui n’a jamais fait quelque chose pour se faire du mal volontairement ? Qui n’a jamais retiré la croûte d’une blessure juste avant que ça cicatrise, parce que ça fait mal, mais que c’est un peu une douleur jouissive ?
J’ai des réactions incompréhensibles, mais qui font écho à un événement lui-même incompréhensif pour quelqu’un de normalement constitué. Auparavant, je me méprisais dans mon ensemble. A présent, il n’y a que mon corps que je méprise. Mes progrès je les vois et c’est ça qui me tiens et qui me pousse à continuer.

Je crois que ce qui me bloque dans une nouvelle relation, c’est d’avoir l’impression d’à chaque fois repartir de zéro. Tant que ma situation, mes envies, mes besoins ne pourront pas être rangés dans une catégorie dite « acceptable », il faudra toujours que je me justifie, que j’essaye de faire accepter quelque chose qui ne l’est pas (sauf pour les autres filles dans mon cas), que je mette des mots exacts sur des pulsions floues. Ce qui au final me renvois dans ma tête que je suis anormale et non en progrès.

Réflexion faite, je pense pouvoir affirmer sans peur de me tromper que je ne crois pas au pouvoir de l’Amour. Pour mon cas personnel, c’est juste une manière de mettre le problème sur le dos du prétendu être aimé, mais vis-à-vis de soi-même, dans son intérieur profond, rien n’est résolu. On ne peut pas toujours compter sur les autres pour aller mieux, et encore moins sur quelqu’un qu’on aime. C’est malsain. On ne se met pas en couple dans ce but.  

Donc au final, là je suis chez moi avec une sorte de boule dans la gorge faite de rage, de frustration, de rancune et que sais-je encore… Je me sens prisonnière d’une chose que je n’arrive pas à définir. L’image que les autres ont de moi. Celle que j’ai de moi-même qui est incompatible avec la leur. Celle que je voudrais avoir, mais qui ne correspond pas avec mes capacités actuelles.

Le « bon » choix est-il le même pour tous ?




Posté le 19/05/2009 | 164 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Ce n'est pas dans ses effets qu'on attaque un mal, c'est dans sa cause.

  Deux week-end hors de chez moi. Celui-ci d'ailleurs était juste une envie de fuir. Une envie de ne pas rester seule face à un merdier qui prend un peu plus forme de jour en jour. Paradoxalement, je me dirige gaillardement vers ma rédemption en sortant petit à petit du gouffre dans lequel j’étais allé me jeter tête la première. Mais, ça n’est pas facile du tout.

Quand on se fait volontairement du mal, il y a toujours un moment, aussi court et funeste soit-il, qui donne de la satisfaction. On se dit que l’on fait ça pour avoir ce résultat précisément. Le reste, même s’il tient énormément de place, n’est que secondaire. La souffrance engendrée et qui perdurera pendant encore longtemps, ne devient alors qu’une sorte de dommage collatéral. Alors, on accumule les heures de souffrances silencieuses et de déchéances passives uniquement pour les 2 secondes de bonheur : l’enveloppe qui passe de sa main à la vôtre… On en oubli les heures de peur, de honte et d’angoisse, les nuits d’insomnies et le futur qui se dérobe sous les pieds.
Par contre, quand on veut se sortir de là, les 2 secondes n’existent plus. Le temps ne devient plus qu’une lutte incessante pour retrouver son essence, pour apprendre à exister à travers autre chose qui est beaucoup moins à notre porté, mais qui est nettement plus grande et plus durable. Le seul moyen alors de ne pas perdre son but, c’est de toujours garder en tête qui l’on veut être profondément. Au-delà des apparences, au-delà de notre haine de soi et des autres.
J’ai l’impression de me traîner contre une paroi escarpée, de gratter mon masque pour laisser apparaître quelque chose de moi que j’ignore totalement. Je ne sais pas ou je vais, ne si je vais y arriver. Alors qu’est ce qui vaut la peine d’être vécu ? On m’a dit que j’allais souffrir, encore et toujours, que j’allais galérer pour arriver à devenir ce que je dois être réellement. Et si On se trompait ?

De tous les maux, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même. Sophocle.





Posté le 15/03/2009 | 98 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Sous le fond

 Depuis quelques jours, je croulais sous des sortes de messages curieux que je n’arrivais pas à comprendre. Et puis ce matin un sms qui en disait plus long, qui était plus compréhensible. Cette nouvelle que je ne comprenais pas, que je ne voulais pas comprendre m’a encore été transmise par Lui. Tout ça pour me dire que maintenant je vais devoir m’en sortir seule. Que je vais devoir lutter contre moi-même dans la plus grande solitude. Pourquoi m’abandonnent ils pile au moment où je commençais à leur demander de l’aide ?

Pourquoi parfois, il est si difficile de se trouver face à son reflet ? Pourquoi depuis plusieurs jours j’ai envie de pleurer, mais que je n’y arrive même pas ? Une partie de moi m’a toujours dégoûté, et là je me rends compte que cette partie prend de plus en plus de place. Je ne suis plus capable de ressentir de joie. A mon avis, tant que je serais dans cette vie si dissolue, je n’en serais plus capable. Il est tellement facile de tomber très bas, mais il est si difficile de s’en sortir. Je suis tellement enfoncée dans toute cette boue que j’ai vraiment l’impression que c’est bel et bien moi. Je n’arrive même plus à me croire quand je me dis que c’est juste une passade. C’est la première fois que je me sens psychologiquement si ancrée dans cette saleté. Alors faudrait-il que j’ouvre enfin les yeux pour me rendre compte que je suis juste ça et rien d’autre ? Juste une fille qui ne sait pas prendre soin d’elle, qui ne sait pas se respecter, qui ne sait plus voir la vraie valeur des choses ? Je n’ai l’impression de me détruire que de temps à autre. Mais quand c’est le cas, c’est une douleur intense. Je ne veux même plus me souvenir de ce qu’il s’est passé tellement mes tripes me remontent jusque dans la gorge. Alors je fais semblant, je ne vois que les « bons » côtés de la chose et je pense à la fois suivante en magnifiant la chose autant que faire ce peut.

Mais là, le fait de me savoir seule me procure une peur sans pareille. J’ai l’impression de me retrouver toute petite face à 2 mondes bien distinctes : le monde des adultes gentils et le monde des adultes qui peuvent te tuer avec juste une phrase. Je m’immerge dans ce deuxième monde. Plus on me blesse et plus je perds d’humanité et plus je suis forte face à eux. Par contre seule face à moi, je suis de plus en plus faible.

Comment ais-je pu tomber si bas ? Ne me laissez pas comme ça s’il vous plaît…



Posté le 07/03/2009 | 70 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

L'assassinat de mon honneur

 Ce matin, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand arrivé dans la salle de bain, une impression curieuse me submergeât. Je m’assis sur le rebord de la baignoire et vis mon air dans le miroir. Je vis mes yeux s’agrandir par l’horreur alors qu’il n’y avait rien en face de moi. J’ai essayé vainement de lutter contre cette impression de perdition imminente. Et d’un coup tout m’est revenu. Comme il y a quelques années, j’ai tout revécu comme si la scène se déroulait à nouveau.

J’étais assise sur cette chaise dans ce couloir attenant au parking. Ayant fini de me labourer les entrailles, il m’avait poussée dessus. Il se tenait à présent face à moi, me dominant de toute sa hauteur. Il a fait un geste vers moi, pour me faire comprendre ce qu’il voulait à présent. Mon pauvre cerveau qui ne comprenait plus grand chose à quand même saisi ce qu’il attendait. Ma pudeur et mon dégoût profond m’ont poussé à me rebeller. Je lui ai dit que si jamais il me la mettait dans la bouche, elle ne ressortirait pas entière. Ma détermination à ce moment était inébranlable. Il a dû la lire dans mes yeux et du coup ne l’a pas fait. A la place, il s’est occupé seul et m’a envoyé le résultat en pleine figure. Là, ça en a été trop pour moi, malgré ma gorge qui me brûlait, et mes joues gonflées par les claques qu’il m’avait envoyées si généreusement, je sentis mes larmes couler sans plus pouvoir les arrêter. Je n’ai jamais désiré aussi ardemment mourir.
 Et lui, il riait. Il se tenait face à moi en riant à plein poumons. Ce rire a écorché mes oreilles plus que toutes les insultes qu’il m’avait susurrées. Je l’entends encore maintenant très clairement qui raisonne encore et encore. J’ai presque l’impression que je peux dire que c’est son rire qui m’a assassiné. Il a tué le reste d’essence que j’avais encore malgré tout ce qu’il venait de me faire subir.

J’avais oublié ce rire. J’en avais parlé qu’à un seul de mes ex. Il m’avait dit une phrase qui m’avait rassuré et fait oublier. Alors ma première envie à été de l’appeler. Mais je me suis retenu. Je n’ai pas le droit de le déranger avec quelque chose qui ne le concerne plus. J’aimerais seulement comprendre pourquoi ce rire m’est revenu maintenant. Pourquoi même sans l’entendre dans ma tête, son souvenir m’écrase la poitrine. J’ai très peur de me réveiller d’un coup parce que je l’entends à nouveau.

Qu’est ce qu’il se passe ? Qu’ai-je, je pour avoir ce spectre à nouveau ? Devrais-je vivre toute ma vie avec ce souvenir comme s’il datait d’hier ?
 


Posté le 29/01/2009 | 100 consultations | 6 commentaires | Voir et commenter l'article

Se poignarder soi-même

 Ça y est, aujourd’hui j’ai mis un pied dans le précipice. J’ai précisément 4 jours pour le retirer ou pour ajouter l’autre. Pour l’instant j’ai 2 propositions, une saine ou selon les points de vue, à moitié saine, mais disons que je ne risque rien (ou alors je suis vraiment d’une grande naïveté) ; et une autre qui peut se révéler absolument catastrophique pour mon moral et ma santé mentale déjà quelque peu défaillante…

Je réfléchis, à tout ça et j’essaye de comprendre vraiment le mécanisme de ma pensée. Parce que savoir qu’on va faire une connerie sans nom est une chose, mais savoir pourquoi on va la faire, me semblerais nettement plus profitable.
Cela fait plusieurs jours que je me sens bizarre, parce que j’aimerais combattre tout ça et éviter de passer par cette case sinistre pour me sentir vivre. Et puis ce matin une phrase de quelqu’un que j’admirais (à tord ou à raison allez savoir…) m’est revenue à l’esprit. Pour justifier certains de ces actes il m’avait dit : « J’en ai besoin pour l’instant». Avoir besoin de faire des choses destructrices pour pouvoir continuer et atteindre le but que l’on veut. A première vue cela paraît quelque peu paradoxal. Mais finalement, les répercutions ne se voient pas tout de suite, alors c’est juste une manière d’étaler les problèmes dans le temps. Et si telle chose peut aider sur le coup à tenir, alors c’est toujours ça de pris.

Mais n’est-ce pas aussi une manière d’être complaisant avec soi-même ? Un peu dans le sens, je fais un truc bien d’un côté alors bon, je peux bien relâcher un peu de l’autre côté… Est-on toujours condamné à n’être qu’à moitié fier de soi ? Ou est-ce juste une image de notre propre mépris envers nous-même qui ressort ?
C’est curieux parce que pas mal de personne me conchie littéralement et leur haine à mon égard ne me suffit pas. J’ai besoin d’en rajouter encore une couche pour être vraiment sûr et certaine de mon peu de valeur. Là je ne fais de mal à personne, juste à moi-même et du coup je me trouve bien. Ça n’est pas grave, ça n’est que moi…. On m’a dit que je voulais me sentir exister…. Soit, peut-être que c’est vrai, mais aux yeux de qui ? Avoir une blessure de plus dans la tête et dans le corps pour avoir la preuve que je suis bien constitué de chaire et de sang. Quoique là, je me l’inflige seule, ça n’est pas une douleur incontrôlable sortis de nulle part comme quand c’est un proche qui vous l’inflige.

Ne serais-ce pas une simple punition pour quelque chose ou je ne me suis pas sentie à la hauteur ?



Posté le 18/01/2009 | 83 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article

Simplement méprisable ou humaine ?

 Il est diffcile parfois de parler aux gens, même à ceux qu'on aime bien parce que le problème est réccurent. Parce que de toute façon, on vous donnera toujours les mêmes conseils, parce que au final on ne peut pas vraiment faire comprendre aux gens ce qu'on ressent réellement. Même s'ils vous disent qu'ils comprennent, c'est avec leur propre vécue, leur propre émotions. Ce qui bloque aussi cette compréhension, c'est le temps qu'il s'est écoulé entre votre histoire et l'histoire de l'interlocuteur. La façon dont la personne s'en est sorti: "Si ça a été si facile pour moi, ça sera pareil pour toi" ; "Et puis, pourquoi tu fais tant la gueule ? T'as tout pour aller bien!" ; "Tu ne te rends donc pas compte que ta situation c'est de la merde en boîte et qu'en plus t'as l'air de te complaire dedans?" ...

Parfois, on a tellement besoin de toucher le fond du fond pour pouvoir en ressortir victorieux. Faire bouger les choses pour que cela fasse comme un coup de fouet, plutôt que de rester coincé dans une situation un chouïa merdique, mais néanmoins platonique. Ce besoin viscéral de se faire du mal pour pouvoir réaliser qu'on existe. Peut être parce qu'on a appris à exister que dans la souffrance, alors ça au moins on connaît, on sait gérer.
Maintenant je reconnais ces sortes de pulsions suicidaires. Je reconnais ces piques d'hystérie ou il faut que je fasse des trucs pas avouables pour me rassurer de je ne sais quoi. Courir chercher un regard neuf, quelqu'un qui me jugera mal, mais sans me connaître ce qui apportera un soulagement comparé à quelqu'un qui me connait réellement et qui me jugera pareil. J'ai énormément besoin de me sentir méprisable en ce moment. C'est là que j'ai des poussées d'affections envers celui qui m'a violé. Je n'arrive même plus à faire la différence entre ce que j'étais "avant" et comment il m'a rendu. Je ne sais pas ce que je suis.

J'ai progressé, je ne me jette plus comme une désespérée sur la première connerie qui se présente. Je réfléchie avant, mais si je ne me voile pas trop la face, je sais que je ne me laisse qu'un temps de sursis.
Qu'est ce qui parviendra à me faire changer? Ou du moins qu'est ce qui m'empêchera de retomber à chaque fois que j'aurai vécu une déception cuisante?



Posté le 14/01/2009 | 82 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Qui est réellement quoi ?

 Comme je l'ai spécifié dans un précédent article, malgré mes angoisses phobiques, je retourne quand même en cours. J'ai peur. Peur du regard des autres. Peur qu'ils voient autre chose en moi que la fille un peu asociale qui s'habille toujours en noir et écrit de manière calligraphique. J'ai la trouille immense qu'ils sentent mon parfum de « petite prostituée ». Ce parfum que je me trimballe depuis le collège et qui s'est accentué à mon entrée au lycée… Alors d'où vient-il, et que vient-il faire dans ma phobie scolaire… ?
Ce que je n'ai pas encore mentionné, c'est que le jour du viol, je n'étais pas seule. J'étais avec ce que je considérais comme une amie de classe. Cette époque ou le terme « amitié » avait encore une signification palpable pour moi.

Nous avions décidé d'aller dans ce fameux centre commercial. Là, une bande de 5 jeunes nous accostâmes. Je sentais qu'il était préférable de s'éloigner, mais elle était très attirée et ne le cachait pas. Ils nous ont donc rattrapés à grands renforts de « hé ! Mamzelles… ». Aux 2 qui sont restés, je leur exposais clairement qu'ils n'attendent rien de moi, que je voulais juste rester avec ma copine. Par elle leur faisait des promesses plus qu'osées. Seulement, au moment de passer à l'acte : plus rien ! L'un des deux était très mignon et gentil (K.), l'autre  par contre se rapprochait de l'armoire à glace (V). En plus, détail que je remarquais plus tard et qui ne fît qu'accroître ma peur, il était drogué…. Après s'être pris les refus de sa part, il était très mécontent et il a voulu se venger. Sur moi… Arriva ce qui est arrivé.

Après cela, voyant que je ne revenais pas, K. et elle sont venu me chercher. Découvrant dans quel état j'étais, K. s'est mis à crier sur V. Il m'a ensuite pris dans ses bras et m'a fait promettre de ne pas porter plainte. En repartant, j'ai voulu que nous passions avec elle dans une pharmacie pour que je prenne la pilule du lendemain. Elle a fait des histoires en me disant que son père allait « la tuer » si elle rentrait trop tard. Le comique de la situation ne m'apparaît que maintenant… Bref dans un éclair, ce comportement m'est apparu comme un mauvais présage…
Effectivement, arrivée au lycée, j'ai tout de suite eu de très vifs échos de sa version : Je lui avais piqué son petit ami (K. pour ceux qui comme moi à l'époque n'ont pas compris… !) et je m'amusais à me faire sauter dans les parkings. Ma réputation n'était plus à faire. A chaque fois que je croisais quelqu'un, des bouffées d'angoisses m'envahissaient. Dès qu'on me regardait, j'imaginais le pire. Le seul moyen pour éviter de rester la « sale p*** qui avait cassé le couple d'une de ses amies et qui faisait n'importe quoi avec son c** » était de ne jamais revenir.

 A présent, j'ai coupé tous les ponts avec toutes les personnes en lien avec cette grosse mascarade. Toutes nos amies, nous les avions en communs. Personne n'a su la réelle histoire, et sincèrement je m'en fous. Tout le monde s'est dépêché de me juger alors j'estime ne rien avoir à attendre d'eux. Voilà, je crois qu'il n'est pas nécessaire que je me tape 15 ans de psychanalyse pour savoir ce qui a réveillé ma peur panique de l'école…



Posté le 26/11/2008 | 86 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

A mort l'école !

La phobie scolaire :
C'est une peur immense, incontrôlable et inexplicable à première vue. C'est un trouble psychologique. Les crises d'angoisse se manifestent par des réactions très violentes aussi bien sur le plan psychologique que physique, comme une grande difficulté à respirer, une tachycardie, des évanouissements ou même des conduites suicidaires. On ne peut pas obliger une personne phobique à affronter sa phobie.

Source: http://phobie-scolaire.mabulle.com/

Comme n'importent quelles phobies, elle semble débile et pas mal de personne ont du mal à comprendre ce que c'est que de vivre avec. Surtout quand les symptômes sont aussi ridicules que de se mettre à crier « J'VEUX PAS ALLER A L'ECOLE !! ». Une phobie commence toujours par des angoisses surmontables. J'ai fait quelques difficultés pour aller au collège, mais je me suis accrochée et feignant de ne pas faire attention à mes maux de ventre tous les matins, au fait que je ne pouvais faire qu'un seul repas par jour et que je dormais très mal sauf en période de vacances où là je me transformais en taupe hibernante.
 Tout s'est gâté quand je suis rentrée au lycée. J'y suis allée pendant 3 jours en tout et pour tout et après j'étais vraiment trop malade pour y remettre les pieds. Tout le monde m'est tombé dessus. A commencer par le proviseur qui m'a dit que je « devrais grandir dans ma tête » … Puis par toutes les pseudos amies de ma mère qui y sont toutes allées d'un joyeux « Mais c'est quoi ce caprice ? Tu devrais la forcer à y aller. Si c'était ma fille, ça ne se passerait pas comme ça… ». Elle s'est d'ailleurs quelque peu fâchée avec la dernière car chez moi c'est un sujet assez délicat à aborder alors je lui avais hurlé au nez « Ouais ben si j'étais ta fille, je t'aurais tué et je me serais flingué depuis longtemps espèce de macaque ! ». Mes propres amies ont aussi mis leur grain de moutarde dedans. Résultat j'étais aussi seule qu'un caribou perdu dans la forêt. J'ai passé plusieurs années à suivre les cours du CNED. Puis pour réussir à passer mon bac comme tout le monde, j'ai suivi des séances d'hypnose. Ce qui m'a permis finalement d'envisager de retourner au lycée pour la terminale. Je n'étais pas tout à fait guérie à la rentrée ce qui fait que j'avais demandé à mon petit ami de m'accompagner pour cette rentrée que je sentais difficile. Le jour dit, plus nous approchions de l'école et plus je me sentais mal. Je devais blanche, j'avais des nausées effroyables et mes jambes ne me portaient plus. Presque arrivés, j'avais le souffle coupé et j'étais en larmes. Il me disait d'arrêter mon cinéma, que j'étais ridicule. Au moment où j'ai cru que j'allais crever en plein milieu de la rue, je me suis accrochée en hurlant à un lampadaire pour qu'il ne puisse plus me traîner jusque là-bas. Il m'a alors porté jusque devant la porte. Tout ceci se passait en plein milieu de Bastille…

A présent ma phobie repointe le bout de son vilain nez. Je ne peux pas me permettre de me laisser envahir et surtout je me sens tellement conne avec mes peurs stupides et irrationnelles. J'avais fait des recherches quand j'étais à la fac de psycho sur la question. Il y aurait 2 raisons principales à cette phobie. Soit la peur de la mort (ou la séparation d'avec la mère), soit un choc post-traumatique… Dans mon cas, je ne crois pas que la mort soit mon problème majeur. Par contre le choc post-traumatique, je ne l'ai pas exclus d'emblé, mais je ne voyais vraiment pas où avait pu être le traumatisme pendant les cours. Il ne m'est jamais rien arrivé de particulièrement dramatique pendant ma scolarité. Et puis en cherchant sur Internet et dans ma mémoire, j'ai réalisé que ça n'était pas forcément quelque chose qui avait eu lieu là-bas, mais quelque chose qui pouvait être rattaché au système scolaire. Et j'ai fini par me souvenir quel était-ce quelque chose….
A suivre…




Posté le 13/11/2008 | 193 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

O tempora ! O mores !

 Conversation msnique avec un être humain (si tant est qu'il en ai fait partis un jour...). Au début il était intéressant, intègre. Jusqu'au moment ou j'ai quelque peu déprimé. Je ne sais pas vous, mais moi en général quand j'ai un petit pet de travers, je ne tiens pas à m'entretenir avec des gens que je ne connais pas beaucoup. Donc avec toute l'amabilité dont je suis capable, je l'informe que je ne tiens pas vraiment à discuter car ma compagnie ne lui serais pas des plus agréable en ces temps d'infortune... Il me dit alors que pour avoir des amis, il faut leur parler sinon on ne connaît pas les gens et qu'on ne se rapporche jamais. Je lui fais patiemment remarquer quand dans certain cas les soucis sont assez faciles à exprimer, genre "j'ai perdu ma carte bleue, ou j'ai pris 3 kilos, ou je viens de me péter un ongle..." mais que d'autre chose demande plus de temps et de confiance. Ne comprennant toujours rien il me sors "Bon ben quand t'auras fini de faire la gueule tu sais ou me trouver". Soit... Un peu plus tard, il me reparle, je lui fais part de mes quelques activités du moment et là, il me balance sans plus de précautions que je n'ai pas d'orgueil, de morale, de valeurs et d'honneur. Ouaip, rien que ça!
Au vue des "ennuis" qui me sont arrivés (et qui sont dans cette catégorie de mon blog...) je me suis forgé un caractère assez dur. Je ne me laisse pas souvent impressionner par les imbécilités que l'on peut me dire. Mais quand on me parle du prétendus "honneur" que je n'ai pas, alors là je vois rouge. Je ne l'ai pas insulté contrairement à ce que j'aurais pu faire avant (je met discrètement mes progrès en avant...!), j'ai juste essayé de lui faire comprendre qu'il m'avait profondément blessée par ses jugements hâtifs. Il n'a toujours rien compris. Alors pour qu'il évite d'être à nouveau atteins de diarrhée verbale à l'avenir je lui ai balancé la vérité en deux phrases. Simple, direct et concis. Comme tous les autres blaireaux avant lui, il m'a dit (sans s'excuser pour autant) que là il comprenait mieux. Qu'il m'avait peut être jugée trop vite. J'ai même eu le droit à un pitoyable "j'admire ton courage princesse"... J'ai oublié de préciser qu'il est une merveilleuse importation du 9/3!  
J'ai terminé ma conversation en apothéose en lui faisant remarquer que là j'avais tout mon honneur qui venait de lui exploser à la gueule parce que je ne m'étais pas laissé insulté par un pauvre crétin décervelé qui n'était capable que de jugement à l'emporte pièce.

Cette conversation m'a énervée et fatiguée, mais il en est quand même ressortis quelque chose de positif pour moi. J'ai grandement confiance en mon intégrité et là, si je suis bien sur d'une chose dans l'instant présent, c'est de mon honneur qui est intacte et qui l'a toujours été. Alors merci à toi "perledu93" :)

 

Posté le 11/11/2008 | 104 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

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