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Catégorie Mes dessous dépareillés: Rien a envier a "Voici", "Closer" , "Public" et confrères!

Petit potage de Vérité

 

 Avoir une vie qui ne sert à rien, qui n’apporte rien et qui même nous prend le peu que nous avons, c’est quoi ?

 

Quand je regarde en arrière, je vois pas mal de désastre. Le fait de ne pas avoir été voulu, d’être rejeté alors qu’on est même pas encore né. Déjà ça peut en dire long sur la vie de merde à venir… Avoir des « problèmes familiaux », ça fait risible quand on sait que la famille se résume à deux personnes. Mais ça n’empêche… Je ne ferais pas étalage de ma vie, ceux qui me connaissent verront de quoi je parle. Au final, le bilan de tout ça est loin d’être glorieux.

 

Et maintenant, je m’interroge. Par rapport à l’après. A mes ex avec qui tout c’est si mal passé. Etre avec des gens qui m’ont trompé, humiliée, tourné en ridicule, tapé sur la gueule, insulté, trahie avec leur nouvelle copine ; et finalement se dire qu’ils n’étaient pas si mal que ça… Alors est-ce que le fait d’avoir été trompé fait que le mec n’est même plus bon à jeter aux chiens où reste-t-il quand même quelque chose du positif qu’il a pu me donner ? N’est-ce pas juste une manière de se rassurer ?

En fait ça évite de voir qu’on est qu’une bouse qui n’a jamais été aimée et respectée par personne. Qu’on est juste une pauvre petite merde dont personne n’a rien foutre. En plus ça, c’est le genre de chose qui finit toujours par vous arriver en pleine poire à un autre moment. Comme par exemple quand il y a 4 personnes pour qui ont se fait violence parce que ça n’est pas dans nos habitudes d’aller volontairement vers les autres et que ça nous demande une certaine préparation mentale et un courage hors norme. Mais là, on voulait essayer de les aider, ou tout du moins de leur témoigner un certain intérêt ; et que sur les 4 il n’y en a même pas une seule qui ressente le besoin de donner une réponse. Je n’ai même pas mérité une seule réponse négative par politesse… C’est dire l’importance que j’ai aux yeux des autres… !

 

Donc je me rends à l’évidence, je ne mérite pas grand-chose. Juste être là quand les autres ont besoin de mes oreilles attentives et de mon manque de jugement sur leurs erreurs. Quant à mon avenir, j’ai du mal à y voir des choses positives. Habiter encore chez ma mère jusqu’à minimum 32 ans, faire un métier qui ne marchera peut-être pas, rester jusqu’à la fin une nana qui sera une bombe à retardement pour son mec parce qu’elle gérera jusqu’au bout une addiction qui ne l’a quittera jamais. Et je ne parle même pas du fait d’être « aimé » juste parce que je suis potentiellement baisable. Ça promet… Parfois je me demande ce que je fous encore en vie. Les animaux eux aiment sans retenue. Ils donnent tout ce qu’ils ont de meilleur sans juger si vous en êtes digne ou non. 

 

J’ai mal, alors je vais me retourner vers mon chat parce que lui au moins ne réalise pas que j’ai une vie totalement inutile. Mais rassurez-vous, demain ça ira mieux. Je vais gérer de façon à ce qu’on ne soupçonne rien. Comme d’hab’…

 

Ps : inutile de vous sentir obligé de laisser un commentaire sur cette merde sans nom. Maintenant que j’ai ouvert les yeux, je ne vais pas les refermer si facilement.




Posté le 27/11/2009 | 17 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Un Luciole, une nana en perdition et un p'tit chat...

 Fin de semaine. ça faisait plusieurs semaines que je me réjouissais de fêter mon anniversaire entourée de tous mes amis aimant le week-end dernier *nous partîmes 1000 et arrivâmes 2*. Non, en fait on était parti pour être une dizaine et à l'arrivée, l'orgie du siècle s'est finit entre 4 yeux: mes petites mirettes *de taupe* et ceux du Luciole. Heureusement que le petit Jésus m'a fait cadeau d'un mec avant Noël... Après avoir eu moult désistements pour des raisons bidons *j'aurais préféré le: "Dsl, faut que je me cure le nez entre 12h et 16h", ça aurait eu le mérite d'être drôle...* ou véridiques, mais bon le résultat était le même *donc je m'en bats les noisettes rhôôô*, bien il ne restait plus grand monde. Bref, bref, bref je sens que je vais procéder à des licenciements sévères dans le groupe des "amis/connaissances/gens qui servent à rien".

Alors au final, je suis assez déçue que quelque chose qui me tenait vraiment à cœur n'ai pas eu lieu, d'ailleurs même ma mère avait fait de gros efforts pour me permettre de mettre en œuvre cette après-midi faste *alors c'est pas peu dire si ça allait encore plus dépoter que la garden party de l'Élysée*. Mais bon, trêve de chouinades: mon week-end s'est trop bien passé. Avec le Luciole nous nous sommes fait le gueuleton de l'année en tête à tête et z'yeux dans les z'yeux  *nous revendiquons notre côté couple glam's et fôlatrement amûûreux...* *qui qu'à dit mièvre???*
. On est allé voir une expo de parfum dans laquelle j'ai acheté un fard à paupière en pinceau Guerlain *oh la grosse bourge!* à un prix défiant toutes concurrences: 1,80€!! (oui là tout de suite ça fait moins bourge...!). Et le soir nous sommes allés voir "The box" qui valait grandement le déplacement même si la fin laisse un arrière goût de déception.

Alors comme je l'ai dis au Luciole, et comme il m'a demandé de le préciser ici pour que la Terre entière soit tenue au parfum: A mon humble avis, le samedi s'est encore mieux passé que si mes pseudos amis étaient venus...
Et toc!

Une petite boule de poils qui avait l'habitude de me raconter sa life à chaque fois que j'arrivais. ça va cruellement me manquer maintenant...




Posté le 09/11/2009 | 37 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Bubble's world

 Fatiguée, déprimée. L'impression de voir apparaître sous forme de bleus sur mon corps les bleus que j'ai dans la tête. Plein de petites choses qui se collent entre elles et forment une grosse boule toute noire.
J'aimerais tellement que les petites piqures du quotidien cessent de venir perforer mon cœur de manière si répété et soutenue. J'aimerais juste avoir une petite bulle de protection, un truc qui fasse que je ne me sente pas en permanence attaquée de toute part. Je veux vivre dans un monde tout rose et tout doux.

Je voudrais juste dormir pendant très longtemps...

 

Posté le 28/10/2009 | 20 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les fleurs de Bourriquet

 

Le sentiment d’être humaine…

J’avais en quelque sorte oublié ce que c’était que ce sentiment de se mettre à la place d’une personne envers qui on peut avoir des ressentiments. Avoir soi-même une douleur et essayer de comprendre en même temps la douleur que l’autre personne pourra ressentir. C’est curieux cet inconfort que l’on peut ressentir sans pouvoir détester la personne qui le provoque.

 

J’ai retiré, plus inconsciemment qu’autre chose, ma carapace. Je me suis aventuré dans l’affreux chemin des émotions à base de stress, d’angoisse et de larmes. Alors que pourtant, en temps normal, je suis campée dans mes deux chaussures droite comme un i à ne vouloir faire aucune concession et à distiller chaque sentiment pour qu’il n’y en ait aucun de superflu. Le fait de tout juger de loin, sans beaucoup d’états d’âme en y mettant juste le discernement et la logique nécessaire, sont mes marques de fabrique.

Et pourtant, là quelque chose m’a touché… Etonnement, je me sens « moi » comme « avant ». J’ai retrouvé ce que c’était ce sentiment de ne pas avoir conscience en permanence que le mal existait. Ne plus toujours avoir ce panneau lumineux comme quoi il-faut-se-méfier-de-tout-et-de-tous. Savoir à nouveau ce qu’on ressentait au début, c’est-à-dire quand les gens ne devenaient dangereux que lorsqu’ils avaient attesté d’un danger significatif.

 

Maintenant, de l’extérieur, on pourra penser que je me suis faite manipuler. Je ne me prononcerais pas sur la question. Je ne sais pas si c’est le cas ou non (même si je ne pense pas), mais le souci se situe dans le fait que je ne veux pas y réfléchir. J’en suis arrivée à la conclusion qu’à partir du moment ou le risque ne semble pas trop gros, il faut vivre les choses. Nous sommes fait pour vivre au milieu des autres et comme nous ne pouvons pas toujours nous en protéger, alors autant vivre ce qui nous est destiné. Je ne veux pas finir dans une cellule capitonnée sous prétexte que j’ai peur de tout.

 

Pour la première fois de ma nouvelle vie, j’ai enfin pu ressentir les choses comme je les ressentais avant. Alors quoi qu’il advienne, je serais toujours reconnaissante à cette personne de m’avoir fait revivre, même si elle ne le sait pas. 


Flower crying by Cradle-of-tears



Posté le 14/10/2009 | 33 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Les poussières du passé.

 Une bête atroce, qui mord le cœur et qui laisse les gens désœuvrés avec l'impression d'être crétins au possible : la jalousie. Il y a deux sortes de jalousies, la « vraie » justifiée par de vrais actes, preuves à l'appui. Et l'autre la « diffuse » qui a une justification humaine mais aucune au niveau des faits.

 

Pour la deuxième, on nous donne un tas d'excuses, de justifications, d'explications pour arriver à nous faire accepter ce qui nous semble être l'inacceptable. Dans ces cas-là, nous ne reprocherons jamais à notre homme de nous tromper charnellement car nous savons *espérons* que ça n'est pas le cas. Que le souci ne se situe pas là. Ce qui fait arriver à la conclusion qu'il n'y a pas de problème. Or, le problème existe véritablement à nos yeux. Il est bien ancré dans notre cœur et on ne sait pas comment l'en sortir, on ne sait même pas comment le justifier. Alors on tente de ne pas y penser, de faire comme si « ça » n'existait pas. C'est plus ou moins efficace. On en arrive à la supporter et même à se dire qu'en fait c'est une fille bien. C'est d'ailleurs pour ça qu'il ne peut pas se passer d'elle et qu'il se voit encore moins lui faire du mal en lui disant qu'il ne veut plus la voir *surtout que ça serait un mensonge de taille*.

 

Alors pendant un certain temps, c'est limite si on ne l'admire pas. Cette sorte d'admiration nous donne alors à voir qu'on la trouve belle, intelligente, perspicace avec un bon goût avéré. Et très vite comme dans beaucoup de réactions de nanas basiques, on aimerait être elle. On aimerait être aussi belle qu'elle, on aimerait avoir l'air aussi intelligente. Et par là, on se rend compte qu'en fait, on en est très loin. Alors quand déjà dans notre propre regard on voit les différences, on ne veut même pas imaginer ce que l'œil de l'homme qu'on aime peut voir. On se met à imaginer les discutions passionnantes  qu'ils peuvent avoir et  avec lesquelles on se voit mal rivaliser. Le sourire de contentement qu'ils peuvent avoir mutuellement en recevant un sms l'un de l'autre parce que ça fait toujours plaisir ce genre de chose venant de quelqu'un qu'on apprécie. En cas de souci, c'est vers elle qu'il se retournera parce que c'est toujours plus facile de parler avec quelqu'un qui vous connaît parfaitement. Ou si lui ne le fait pas, c'est elle qui le fera parce qu'elle a confiance en lui (la même confiance que nous pouvons ressentir d'ailleurs) … Ils ont un passé qui vus de l'extérieur semblera toujours plus flamboyant que ce que nous nous pourrons lui offrir. *Comme les gosses sur la plage, « l'autre il a un plus beau râteau que moiiiii ! »*

 

C'est ici que la haine et les envies de meurtres commencent alors à monter. Ce sentiment amer, qu'elle nous sort par les trous de nez. Cette impression qu'ils iraient tellement mieux ensemble tous les deux… Cette douloureuse intuition de n'être qu'une pâle copie, une pauvre imitation d'un passé qui aurait pu être si beau si certaines choses ne s'étaient pas mises en travers de leur vie. Et puis, on se raisonne, on en parle avec lui, qui tente de nous rassurer, tout en ne situant pas ce qu'il peut bien faire pour nous. Alors on se calme et on repart pour un nouveau cycle (Oui elle est bien, belle,… Et moi, je suis pas aussi bien,… et je veux la tuer… etc… et bhouououou sniff) *'tin, c'est pire que d'avoir ses règles !*

 

Il est quasiment impossible d'avouer à l'homme aimé qu'on est jalouse de ce qu ' « est » son ex. On sait pertinemment qu'il va nous dire ce qu'il pense être vrai : qu'elle, c'est du passé et que son avenir c'est nous *« Mâh siiii ma Pépette, je t'assure que tu es la plus belle femme au monde! » groumf*. Donc, s'il est avec nous, c'est qu'on l'a vaux, cela semble représenter une certaine logique. Cependant, quoi qu'il nous dise, quand on a mal, on aura toujours l'impression de sentir un petit parfum de mensonge. Du coup ça ne peut empêcher le sentiment d'infériorité. Ni la pensée simpliste que s'il tient encore à elle, c'est qu'elle a quelque chose que nous ne pouvons pas lui apporter et que du coup il récupère chez elle.

 

J'ai quitté un homme bien, même plus que bien à cause de l'omniprésence de son ex. Je savais qu'il ne lui effleurerait jamais l'esprit de cesser de la voir. Il m'a reproché de l'avoir quitté pour un détail qui n'influait pas sur notre couple. Je ne sais toujours pas si j'ai bien fait ou non. Je ne le regrette pas, mais je pense que je me demanderais toujours si je n'aurais pas dû faire l'effort qu'il me demandait de faire.

La seule question à laquelle je n'ai pas pu répondre c'était : « Est-ce que tu penses que la connerie qui a fait rater notre couple vient de moi ou de toi ? »…




Posté le 03/10/2009 | 29 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Nostalgie à plein poumon

 De retour ici. 600 kms pendant lesquels je me suis demandé qu'est ce qui pourrait bien remplacer ma campagne, ses fleurs et ses montagnes.

Beaucoup de choses se sont passées là-bas pendant ces 4 semaines. Une sérénité après laquelle j'ai tant couru cette année s'est enfin présentée à moi. Se lever le matin ne me demandait plus autant d'efforts. Une impression de liberté me soufflait dessus tous les jours. Cette envie permanente de chanter (faux, sinon ça n'aurait eu aucun intérêt), de danser, de raconter plein de choses futiles, de m'extasier sur tout ce qui se présentait à moi. Et surtout ce petit plaisir égoïste d'en profiter seule, de n'avoir à partager cela avec personne. Garder toutes ces belles choses dans les tréfonds de mon cerveau comme un petit trésor inaltérable.

Et puis le clash, la phrase de trop. Moult fois entendu. Toujours digérée mais jamais oubliée. Sauf que là, la douleur a été incommensurable. Toujours aucune excuse, toujours aucun pardon, toujours aucun remord. Quelque chose s'est déchiré en moi ce jour-là. Une incompréhension douloureuse qui m'empêche de « passer à autre chose ». Alors maintenant, je suis irascible, toujours sur les charbons ardents. A peine rentré et déjà, je dois faire face à certains reproches quant à ma conduite. Pourtant je ne lâcherai pas le morceau, je veux être seule et je le resterai. Je sais pertinemment que si je me force et essaye de voir du monde, je serai lointaine et on me reprochera de faire la gueule. Je sais que mes véritables amis ne m'en voudront pas et qu'ils comprendront mon besoin d'essayer de me ressaisir loin d'eux. Je ne raconterais à personne ce qu'il s'est réellement passé ce jour-là. C'est trop personnel et douloureux. Je n'ai plus confiance en moi alors je me protège du mieux que je peux. Ne m'en veuillez pas, ça n'est pas contre vous.

Le résultat de tout ça, c'est que maintenant, j'ai l'impression que tout va de travers. Je suppose que l'Ampoule me dirait que je dégage des ondes négatives et que c'est pour ça que je n'attire que le négatif. C'est fort probable. Toujours est-il que ces fameuses ondes m'ont attirée deux fieffés crétins qui m'ont dragués outrageusement. Comme si ça ne me suffisait pas de me lever à 6h00, il faut que je tombe sur un alcoolique qui n'avait pas fini de cuver, et un autre qui m'a tenu la jambe pendant tout le trajet jusqu'à l'école, à base de : « mais pourquoi diable suis-je dont célibataire et que personne ne veut de moi ? ». Je n'ai pas osé lui dire que sa technique d'approche était plus que scabreuse et que sa façon de se tenir à 2 centimètres du nez de l'interlocuteur n'était pas forcément une bonne chose. Pour avoir la paix je me suis contenté de moult « C'est bien dommage tout ça ». Qu'est-ce qu'on ne dirait pas comme connerie pour ravoir notre tranquillité !

Sinon, est-ce qu'une certaine jolie personne à raison en me disant que je m'efforce que les choses ne marchent pas dans mon couple, toujours est-il que je suis à nouveau célibataire. Je ne souhaitais pas que les choses se passent de cette manière, comme pour beaucoup de choses il m'aurait fallu plus de temps, mais quand un autre être humain est en jeu, on ne peut pas se permettre de faire une sorte d'arrêt sur image. Alors il n'y avait plus qu'une solution. Seul l'avenir me dira si j'ai eu raison ou non.

Maintenant, pour revenir à un état plus serein, je peaufine mes idées pour mon avenir professionnel, je prémédite mes prochaines vacances et surtout je me cherche une utilité quelconque, des buts à atteindre pour l'avenir proche et un but ultime pour le futur. Grandes  ambitions…



Posté le 14/05/2009 | 61 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Joie minimaliste.

 Presque une semaine déjà passée au fond de ma campagne. Ma mère est encore dans le quatrième dessous à cause du gros bouseux décérébré qui nous tiens lieu de voisin. Une fois de plus deux semaines qui devraient être reposantes et qui sont en train de virer au cauchemar. Malgré tout, je suis heureuse d'être ici, séparée de tout le monde, sans nouvelles de personne, sans aucun appel, ni sms de qui que se soit, hormis de mon Luciole. Je me sens tellement bien dans ma profonde solitude. Mon associabilité grandissante me perdra...
Ce matin, le train avait du retard. Heureusement que le quais ici donne sur les montagnes bleutés, est recouvert d'herbe et de petites fleurs à clochettes violettes. Me croyant seule et parce qu'il faisait particulièrement froid, je me met à danser en chantant de l'Indochine qui hurlait dans mes oreilles. En plein milieu de ma sublime représentation, je me retourne au ralenti et vois un homme planqué par une poubelle et qui n'avait strictement rien loupé de mon exhibition. Il m'a chaleureusement applaudit en me disant qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi beau (hypocrite...!). Intense moment à rester les bras ballants et l'air cramoisi... 

C'est limite si je n'ai pas envi de rester ici indéfiniment. Qui aurait cru ça un jour...!



Posté le 17/04/2009 | 105 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Affreusement égoïste

 Pour la première fois de ma vie, je vais utiliser une expression que tout mes ami(e)s sans exceptions utilisent à tout bout de champs et que ma mère affectionne grandement:

 Je suis au bout du rouleau! 

Je n'ai point d'explication à la chose. Juste un ras le bol généralisé, une accumulation incessante de petits détails futiles, mais qui à force rendent allergique. Alors, rassurez-vous, je ne vous enverrais pas paitre  au diable vauvert, je me contenterais de ne plus écouter.



Posté le 29/03/2009 | 91 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

I try to keep the stars in my heart.

 Début de semaine relativement merdique. Mardi, jour faste car unique ou je vais en cours. Je me sens de plus en plus déphasée, je n’ai plus ma place là-bas. En plus, avoir du livrer bataille au détriment de ma meilleure prof m’a quelque peu mise mal à l’aise. Mais bon, devoir photocopier ses cours quand on paye son école 6500 euros, on s’attend à un minimum d’avantage… enfin à mon sens.

Sinon, la seule chose qui m’ait apporté une joie sans commune mesure, c’est de voir ma merveilleuse qui est venue m’attendre à la sortie de mon école avec un très joli cadeau : des chaussures à talons absolument renversantes. Je crois que le terme convient parfaitement étant donné que je me demande comment je vais bien faire pour tenir dessus. Bref, malgré ma mère qui c’est montrée très enthousiaste : « Encore des chaussures ? Non mais c’est pas vrai !! » …, je suis resté tout sourire.  Ma merveilleuse avait fait l’effort de chercher dans quelle école je pouvais être et comment y aller alors je ne voulais pas gâcher tout cela avec une banale conversation déjà eu moult fois avec ma mère sur sa façon de réagir pour étouffer toute joie dans l’oeuf. Je me suis donc contenté d’un banal « ça me fait plaisir, et à mon avis c’était son but, alors… » .

Sinon ma mère ne tourne pas du tout rond en ce moment. Comme à son habitude, elle ne me dit rien. Alors je ne sais pas ce qu’il se passe, tout ce que je peux constater c’est qu’elle prend un air exaspéré à chaque fois que j’essaye d’avoir un embryon de conversation enjoué. Du coup je ne dis plus rien pour éviter de les lui briser plus que nécessaire. J’attends le jour où elle va me brailler dessus en me demandant pourquoi ça fait des jours que je lui fait la gueule sans raison…
En attendant ce fabuleux jour, je continue à souffrir jour et nuit comme c’est le cas depuis maintenant 4 semaines. Ça commence à faire sérieusement long d’avoir l’impression que mon dos part en miettes, et d’avoir mon poignet gauche qui vis sa vie perso indépendamment de la mienne. Mais bon, je ne peux pas passer ma vie à gémir que j’en ai plus qu’assez. Alors je met de côté et je souris, je parle gentiment aux gens malgré tout.

Du coup, j’ai du mal à comprendre ceux qui quand ils ont un problème deviennent agressifs et mesquins comme si vous étiez responsable de tous leurs petits malheurs. Je n’ai pas l’impression d’être comme ça. Maintenant, peut-être que je me trompe. Comme me l’a si bien dit ma mère quand j’ai essayé de lui faire part de ma déception après une conversation qui m’a sans doute remise à ma place : « Oui bien tout le monde n’est pas aussi parfaite que toi » … Merci, et bonjour chez toi !
Je me dis simplement que depuis les nombreux mois ou je dois faire face à mon put*** de corps, je n’ai pas perdu d’amis. Même, ils me parlent de leurs emmerdes sans vergogne et sans se préoccuper de comment je vais, ils se permettent aussi de m’envoyer sur les roses sans se poser plus de questions… Alors, c’est que je ne dois pas trop leur prendre la tête avec ma petite vie de souffreteuse. Mais pourquoi moi, n’ais-je pas le droit au même traitement que celui que je leur inflige ? Parce que finalement ce ne sont pas des amis ?
Où plus prosaïquement, n’avons-nous tous besoin que d’une bonne poire qui puisse nous servir de défouloir…

Bref, qui que vous soyez pour moi, quoi que vous puissiez espérer de moi, de n’importe quelle manière que vous me considériez, je ferais ce que vous attendez. Mais ne vous méprenez pas, je ne le ferais pas pour vous, je ne le ferai que pour la paix de mon âme et parce que j’estime que toute forme de vie à besoin de recevoir un maximum d’amour quoi qu’elle ai pu me faire…




Posté le 26/03/2009 | 62 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Quenottes, pompiers et trains de campagne...

 Me revoilà toute pimpante d'une virée campagnarde. Finalement le manque d'internet n'a pas été si invivable que ça. Plusieurs personnes m'ont envoyé moult sms adorables pour me montrer que même lorsque je suis coupé du monde et bien l'on pense encore à moi.

Normalement, j'aurais du avoir à faire un rapport de stage. Ne l'ayant pas à faire, je vais donc le faire ici. Mon maître de stage a été aussi sympa qu'à ma première visite du coup ça n'était pas trop ardu de se lever à 7h00 tous les jours. Il faut dire aussi que par rapport à mes 6h00 habituelles, j'avais l'impression de faire la grasse mat'! J'ai appris plein de trucs en un temps record. Je me demande d'ailleurs ce que je savais bien faire en arrivant... Au final, comme une grosse maso, j'attends avec impatience mon prochain stage.
Tous les matins je prenais le TER. J'ai ainsi pu découvrir les joies campagnardes de la SNCF:
  - Tout d'abord, pour rejoindre mon train, il fallait que je traverse les voies sur un passage piéton prévus à cet effet (tout de même...).
  - Ensuite, quand un train bouchait la voie et empêchais de traverser, et bien il fallait le plus simplement du monde rentrer dans le train en question, en ressortir par la porte en face, descendre en plein milieu des voies et rejoindre son propre train... Je n'ai jamais été aussi heureuse de ne pas porter mes habituel jupes longues sinon je me serais gravement gamellée en plein milieu des cailloux!
  - De plus, même là-bas ils ont du retard! Sauf que ça n'est pas un panneau lumineux qui nous l'indique, c'est une feuille format A4 scotchée sur la vitre qui nous en informe...

Sinon, une mésaventure s'est produite. Ma mère m'a informé qu'elle avait trouvé un chat dans un local administratif désaffecté. On a donc décidé d'y aller et d'essayer de faire quelque chose. C'était dimanche alors on ne pouvait pas appeler de refuge. Arrivé sur place j'ai téléphoné aux pompiers pour savoir ce qu'il y avait à faire. J'ai eu peur qu'ils ne se moquent un peu de moi, mais non, ils ont envoyé un camion.
Quand ils sont arrivés toutes sirènes hurlantes, les gens (qui jusque là n'en avaient rien à faire du chat) se sont attroupé. La pauvre bête semblait toute heureuse qu'on vienne enfin s'occuper d'elle. Malheureusement, les pompiers n'ont trouvé aucune issue et n'ont donc rien pu faire. Ils ont appelés les gendarmes pour qu'ils viennent le lendemain. Il en a été conclus qu'il avait été volontairement abandonné là.
Par contre les réactions des gens m'ont littéralement données envi de vomir. Beaucoup se sont lancé dans des tirades à base de: "Les pompiers se déplacent pour un chat???", "Au lieu d'aller sauver des vies, ils en sont réduis à ça??". Quand une petite vieille à l'air revêche à dit haut et clair "Tout ça pour un chat? Ils ne peuvent pas le laisser là-dedans et puis c'est tout?", là j'ai craqué et lui ai dit d'un ton condescendant: " Les pompiers se déplacent bien pour les vieux alors pourquoi pas pour les chats?" 

Décidément le combat pour le respect des animaux est vraiment loin d'être gagné!

 


Posté le 06/03/2009 | 78 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Tous des encu***

 Attire t-on toujours le même genre de personne et ce jusqu'à la nuit des temps ? Parfois, quoi qu'on fasse, ça sera toujours mal, ou alors on en attend trop. Trop beau, trop vrai pour être réel, trop inattendu, trop pas pour nous quoi… !

Je pensais vraiment qu'il avait changé. Je pensais vraiment qu'il allait ressembler à l'image du pompier dont je rêvais quand j'étais enfant. Heureusement pour moi, je n'ai pas été suffisamment conne pour croire qu'il allait enfin me fournir des excuses pour m'avoir tant menti pendant 3 ans. Pour m'avoir fait croire en un amour qui n'avait jamais existé ailleurs que dans mes rêves. Pour m'avoir laissé me dépatouiller quasiment la veille de Noël avec sa future femme effondrée au téléphone. Pour avoir raconté plein d'horreurs à la future femme en question pour expliquer ma présence dans sa vie. Pour ne m'avoir plus donné aucun signe de vie alors qu'il n'était plus avec elle.
Non je n'ai jamais cru ça, mais je me disais qu'il devait être meilleur maintenant. Et bien non ! Maintenant il se contente de se prendre pour une victime… Ce matin je reçois un petit sms de lui tout mignon. Là je me dis qu'il fallait que je sois sincère et que même si rien n'était vraiment prévu, que je n'étais plus tout à fait célibataire. Il me demande des précisions (Ou, qui comment, pourquoi, mais comment se fesses ?...), pour en arriver à « mais on restera amis quand même ? ».  Soit… Mais en cours de route, échange de sms qui dérapent :
«  Lui : Je croyais qu'on devait se voir… Je suis deg. Ça confirme ce que je pense des femmes. Mais ça doit être un mec bien… lol. Je suis déçu, j'aurais pas du me confier. J'aurais du te considérer comme les autres, c'est ça qui marche avec vous.
Moi : Lui a l'intérêt de la nouveauté, avec toi ça n'a pas marché dès la première fois. Peut-être qu'avec lui ça sera différent…
Lui : Te justifies pas. Y a peu de chance que tu rencontres quelqu'un de bien comme ça. Tu es naïve. Je te souhaite que ça soit l 'exception. Mais c'est pas là qu'il faut chercher. Tu es naïve, c'est pour ça que tes histoires foirent. Tu vois pas les choses… Tu m'as menti. Moi qui avait de la compassion et plus pour toi. Tant mieux s'il s'occupe bien de toi et qu'il est un bon ti copain. Je ne veux plus entendre parler de toi. »

Je ne ressens même pas de colère, juste une profonde amertume. Ça c'est sûr que je « ne vois pas les choses », arriver à me faire gober que sa copine avait déménagé alors qu'en fait elle était juste partie faire un stage… Je lui ai menti… La bonne blague ! Quoique c'est vrai que j'ai affaire à un pro du mensonge si on va par là… La douleur me torture. Encore un qui va raconter que je lui ai brisé le cœur sans même penser à raconter que lui-même a bien amoché le mien auparavant… Je ne lui ai pas répondu, je n'ai pas cherché à me défendre. Pour lui dire quoi ? Des choses qu'il ne va même pas comprendre. Ou il me rétorquera juste que tout aurait été différent. Ce qui m'aurait fortement étonné au vue de ses 78 amis sur facebook dont plus des trois quarts sont des amiEs…

Malgré tout ce temps, et mes moult expériences dans le domaine, je trouve encore le moyen d'être étonnée et peinée… Quand est ce que je vais grandir ? Ou tout du moins, quand est ce que j'arriverais à dire comme lui une phrase genre « comme tous les mecs… » … Aidez moi, je vais virer grave blasée !



Posté le 05/02/2009 | 93 consultations | 6 commentaires | Voir et commenter l'article

Talk to me, like lovers do...

 Vendredi, je suis allée au resto avec mon photographe (K.), son meilleur ami et la copine de celui-ci. Ça s'est remarquablement bien passé même si comme à mon habitude dès qu'il y a plus d'une personne en face de moi, je deviens muette. A priori K. n'était pas gêné par mon attitude. Il m'a ramené et on a pas mal discuté. On s'est quitté sur un geste de tendresse bien que ça ne soit que notre deuxième rendez-vous.
Puis samedi, je suis allée chez J.C. On s'est fait un week-end gros patachon films/rillettes/scrub/et alcool de fruits rouge. Je me suis découvert une passion pour Batman… Par contre une pulsion textotique envers K. m'a grandement possédée pendant la soirée. Mais j'ai réussi à me tenir tranquille dimanche. Et comme je ne suis rentré que tard dimanche soir, je n'ai pas pu l'avoir sur msn.
Toute ma nuit, je me suis raisonné en me disant que c'était mon patron, d'une certaine manière, qu'il côtoyait plein de filles magnifiques (j'ai des photos pour preuves !), qu'il avait 35 ans, qu'on ne se connaissait pas, et que je ne devais pas l'intéresser plus que ça…

Et aujourd'hui, grande conversation sur msn. Une sorte de rapport de force à grands coups de sous-entendu et de « lol » pour ponctuer des phrases qui n'avaient à priori rien de drôle… Et puis, grand coup de théâtre, il m'annonce qu'il a annulé des séances avec ses modèles parce qu'il ne veut pas être tenté. Les larmes me sont limite montés aux yeux, mais je n'ai rien laissé transparaître. C'est curieux comme situation, on tâte le terrain pour être sûr de ne pas en dire plus que l'autre. Juste tester, goûter, mettre un pied pour voir si ça brûle ou non. Et puis avoir quand même envi de lâcher un petit « tu me manques » taper d'un doigt tremblotant et incertain.

Et finalement, il s'est montré plus courageux que moi. Sans promesses absurdes, mais avec beaucoup de tendresse et de respect. Vais-je prendre peur ?




Posté le 02/02/2009 | 78 consultations | 8 commentaires | Voir et commenter l'article

Recyclage girl

 Bien, bien, bien, juste des petites nouvelles comme ça en passant. Mon oeil revoit à peu près comme il faut. Je n'ai plus la tête comme dans un étau et les cloques ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes. Là, ma joue est "saumon rosée". Il n'empêche que j'ai quand même mis une gaze. Ce qui m'a permis de me payer toutes les portes de mon appart et de galérer 15 ans à trouver ma bouche pour éviter de me fourrer toute la nourriture dans les trous de nez.
Comme je ne vois pas suffisamment pour lire, je regarde des films. Je me suis refait Titanic, ce qui a provoqué un fort épanchement lacrymal. Pour mon ouverture quotidienne sur le monde, j'ai glandouillé sur facebook. Là j'ai constaté qu'à la question "Si Truc muche machin chose t'appelait effondré(e) à 3h00 du mat', et à 100 bornes de là, tu viendrais l'aider?", l'un de mes ex a répondu "Oui sans hésiter". Mon mono z'oeil à chouiné à nouveau... Même si je m'en doutais venant de sa part, et qu'il l'a d'ailleurs déjà plus au moins prouvé, ça m'a littéralement bouleversifié de le voir écrit. Suite à cela, nous nous sommes longuement parlé sur MSN. Je lui envoie un sms le soir pour accepter une sortie avec lui, tout en me brossant les dents. Là je recrache mon dentifrice sur le miroir en me rendant compte que je ne l'ai pas envoyé au bon numéro (tellement je n'ai plus l'habitude de me servir de son tel!). J'imagine déjà le sourire contrit de mon dernier ex qui a dû penser que décidément je n'arriverais jamais à me passer de lui... J’ai prié très fort au moment où je lui ai envoyé un second sms « dsl, erreur », pour qu’il me croie et n’aille pas imaginer que c’est une technique foireuse pour lui faire des signaux de sémaphores genre : « Youyou je ne suis pas morte, m’oublis pas !!!! ». Résultat des courses, j’ai passé ma nuit à rêver de lui. Comme dans n’importe quel rêve avec un ex c’était d’une débilité sans fond. J’étais infirmière. Heu… pour les âmes torturées, j’étais UNE infirmière et pas déguisée EN infirmière, on est bien d’accord ? Et je devais le soigner d’une très grave maladie qui l’empêchait de bouger et de parler (bien pratique cette affaire…). Bref je passais mes jours et mes nuits auprès de lui en lui faisant la lecture, en l’aidant à marcher et à manger ses petits pots pour bébé. Par contre je me suis réveillée en cours de route donc on n’en saura pas plus. En gros, plus pathétique tu meurs… !

Au final, j'ai projeté des rendez-vous avec Pompier (celui dont je vous ai entretenu dernièrement), puis avec l’ex facebookien qui déplacerait des montagnes pour moi (je vais l’appeler le Sudiste), ainsi qu’avec celui que je voyais pendant mes vacances d’été qui est brésilien comme moi, J-C. Et ce soir, grand coup de théâtre, le deuxième photographe pour qui je dois travailler m’invite au restaurant car, il aime bien ma présence et « devrait-il me le dire ou non », il trouve que j’ai quelque chose de spécial qui lui plaît beaucoup. Au final il est le seul « petit nouveau » dans cette histoire. Donc, demain si tout va bien et que je ne perds pas mon œil, ou ma main gauche ou que sais-je encore, j’irai chez J-C faire gros glandage devant un tas de films. Et vendredi dans la foulée, je me fais un resto avec le New (mon patron quoi… au final… !).

Comment se fait-ce que d’un seul coup, j’ai un mouvement de foule parmi mes ex ? Serais-ce mon mono z’œil qui envois des ondes de sexytude par-dessus les toits ? En tout cas, je me mets dans l’optique, je ne veux personne, mais je me marre avec tout le monde.
Point à la ligne...




Posté le 29/01/2009 | 68 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Panse mes plaies...

 Samedi, petite virée dans le 92 pour aller à une séance de photos. Arrivée à St Lazare, grosse panique parce que je n'avais pas compris que je devais prendre un train et non un simple RER. Comme une gamine, je me suis extasiée quand j'ai vu la gare et Paris s'éloigner petit à petit. Une sensation de sérénité et de liberté m'a prise. C'est là que j'ai pressenti que la séance se passerait bien.

Le photographe a été très gentil et m'a tout de suite mise à l'aise en m'expliquant longuement comment allait se passer la séance tout en me préparant un café. Les habits que j'avais amenés lui convenaient parfaitement et nous avons commencé. On bavardait tranquillement pendant qu'il me shootait. Je suis arrivée à 14h00 et suis repartie à 19h00 tellement on a discuté. Il m'a même avoué qu'il attendait mon départ pour pouvoir se descendre une bouteille. Puis finalement m'a proposé de rester pour manger et boire avec lui.
Je sais que je vais vous sembler dingue, mais le fait qu'il me propose de se biturer la gueule en ma compagnie a considérablement remonté mon moral et l'estime que j'ai de moi-même, largement plus d'ailleurs que ma séance de pose. Malgré que ça ne soit que mon « patron », il est le premier et le seul à me faire part de son « problème » pas uniquement de manière théorique, mais de manière pratique. Certain m'objecteront que c'est parce qu'il sen foutait de moi, lui m'a dit que j'avais réussi à le mettre en confiance dès le début. Et que lui le pense ou non (je m'en contre fou), pour moi, c'est une marque de considération et de confiance.
Cette après-midi m'a tellement fait de bien à l'ego. Pour une fois on m'a autorisé à être active. On ne m'a pas seulement laissée en plan pour que je me ronge les sangs toute seule comme une pauvre conne impuissante. Pendant une soirée, j'ai eu l'impression d'être enfin reconnue comme une égale…

Par contre aujourd'hui, je suis beaucoup moins glorieuse. Hier je suis sortie (oui, oui il m'arrive de mettre le nez dehors), et au retour, dans les escaliers de la gare de Lyon, une femme qui était devant moi se retourne brutalement pour redescendre. Cette triple idiote se baladait avec son café à la main. Résultat, je me le suis pris directe dans la figure et dans l'œil. La nana s'est tirée vite fait, et c'est un flic en civil qui est venu voir qu'est ce qu'il se passait. Au final j'ai un mal de tête affreux, la joue et la cornée brûlée. Pour que la cicatrisation puisse se faire il faut que je ferme l'œil à l'aide d'une gaze. C'est furieusement esthétique!

Je hais les transports en communs!!!!

Ici, quelques photos de mes premiers pas en temps que modèle avant de devenir un cyclope ou double-face... Au choix!





Posté le 27/01/2009 | 80 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Petites fourberies et grande décision.

 Vendredi, je fus à l’article de la mort car jeudi dans ma précipitation à aller en cours, j’oubliais de prendre moufles/écharpe/Moon boots et passe montagne. Résultat le lendemain je me retrouvais avec un larynx qui avait sournoisement triplé de volume.
Je travaillais donc mes cours bien au chaud chez moi tout en ayant MSN dans un coin au cas où deux de mes contacts qui se connectent rarissimement le feraient. Là un ancien pseudo ex se connecte et me dit qu’il est au cybercafé en bas de chez moi et qu’il aimerait me voir 5 minutes. Je me fais un peu prier parce que je n’en voyais pas vraiment l’intérêt et fini par descendre. Rien de spécial si ce n’est que ça m’a fait plaisir de le voir. Au retour il commence à me parler de nos célibats respectifs et que ça serait bien de le passer ensemble. Après quelques échanges à base de « ça commence à devenir vexant que les mecs qui me côtoient prétendent m’adorer et aiment beaucoup passer du temps et leurs nuits avec moi, mais-que-ça-n’ira-pas-plus-loin » lui me dit que ça pourrait être différent. On s’est connu pendant 3 ans où j’étais éperdument amoureuse de lui, pour apprendre au final qu’il était fiancé et qu’il était loin de n’avoir que moi comme maîtresse.
Alors, les points positifs de cette triste histoire moderne : il a changé (il a été pas mal cocu lui-même alors ça l’aurait calmé), il ne fume pas, ne bois pas, ne se drogue pas, il est assez mignon et il ne m’a jamais insulté (sauf devant sa fiancée qui s’est empressée de me le répéter, mais ça il ne s’en souvient pas…) et ne m’a jamais frappée. Que demande le peuple ?! Néanmoins, oui parce qu’il y a un néanmoins…,  il travaille beaucoup comme avant. Ce qui signifie qu’il va encore falloir que je me traverse tout Paris juste pour aller sauté à pied joint dans son lit. Comme avant on ne fera rien ensemble hormis aller une fois ou deux au resto et avec un peu de chance se regarder trois ou quatre films ensemble avant de passer à la seule chose qui semble tous les intéresser chez moi… Ais-je vraiment envie de me replonger dans une histoire qui me semble merdique dès le début ? Le risque aussi, c’est que moi je retombe amoureuse et simplement réaliser que la réciprocité ne sera pas de mise et qu’il faudra juste que j’attende qu’il se lasse ou me reproche quelque chose, ou simplement trouve mieux plus loin… En plus, le connaissant il préférera faire le mort plutôt que de me dire que c’est fini avant même d’avoir commencé. Peut-être aussi que je me base trop sur le passé pour le juger ? Peut-être que cette fois tout sera différent ? Après tout, il a 5 ans de plus que moi, alors il a peut-être mûri depuis. Mais vais-je être foutu capable de lui pardonner tout ce qu’il s’est passé alors qu’il n’a jamais pris la peine de s’en excuser ? Et puis suis-je vraiment prête à faire semblant de ne pas m’inquiéter à l’idée d’être à nouveau la nana la plus bafouée de toute l’île de France ? Je vais me projeter loin, mais si je comprends à nouveau un truc louche, arriverais-je à ne pas le tuer s’il me sort encore les excuses bidons genre : « c’est ma vie privée » (2 me l’ont déjà sortie celle-là…), « j’étais bourré » (un milliard, et encore je dois en oublier), « non, mais c’est pas ce que tu crois, je lui ai juste fait… » (3 qui étaient très précis dans leurs détails… !), « Ah bien je ne m’en souviens plus… » (4 qui doivent être en H.P à l’heure qu’il est).
Donc, qu'est ce qui ressort de tout ça? Rien si vous voulez mon avis!

En fait, je crois plutôt que j'ai peur soit de me faire mener en bateau et de juste servir de gentil bouche-trou momentané. Soit de me faire larguer sauvagement et de manière peu académique comme se fût le cas il n'y a pas si longtemps. So what? Rien de vaut le célibat?




Posté le 25/01/2009 | 104 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

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