Aujourd'hui, assise au milieu de mon lit, sur mon plaid Kitty, avec mon ordi blanc, ma souris Kitty et mon portable que j'aime finalement tant avec sa petite sonnerie cristalline et son tout nouveau Kitty rose pendu dessus, mes chers cours de psycho étalés partout qui se confondent avec mes papiers roses où s'étale tout ce que je pense de l'ex du Luciol ; je réalise que toute cette vie m'a été créée par lui. Le bien comme le mal.
Ces derniers temps, je me faisais l'impression d'une écorchée vive, même si l'info est passée par-dessus la tête de pas mal de monde… Beaucoup de pensées négatives se sont du coup greffées par-dessus ma douleur de base. J'ai donc pris quelques jours loin de tout le monde.
Je me devais de comprendre et surtout d'assimiler ce besoin qu'à l'être humain de toujours vouloir faire du mal à son prochain. Ce besoin de toujours ressentir et exprimer sa haine au visage du monde sans aucune pudeur et sans aucun remord. Avant que certain ne se sente insulté, j'ai fait du mal aussi et je m'en veux toujours. C'est sûrement cette douleur du souvenir qui fait que j'ai voulu être différente.
Je me suis sacrifiée plusieurs fois pour ne pas avoir la souffrance des autres en face de moi parce que je savais qu'il me serait trop difficile de vivre avec. Seulement, je n'ai pas été comprise ni soutenue dans ces choix. Pour ceux qui ne m'aimaient pas, je suis passée pour une conne suicidaire. Pour les autres, pour une écervelée qui n'a pas eu conscience de la gravité de la situation.
Comme exemple, j'ai mes études. Vouloir s'occuper de personnes victime d'abus sexuels semble complètement surréaliste certain et dangereux pour d'autre (c'est pour ça qu'ils se sont permis de me conseiller chaudement d'aller me faire soigner !). Autre exemple : le Luciol et sa charmante ex omniprésente… Je sais que là encore mon comportement à échappé à toute compréhension. J'aurais dû me sentir insulté, bafouée (rassurez-vous, ça a été le cas…) et j'aurais dû me tirer vite fait. Ça n'a pas été le cas. Je suis resté (même si nous sommes séparés) et j'ai attendu qu'il soit apte à ouvrir les yeux sur ce qu'était la fille qui faisait partie de son paysage depuis 6 ans (chose qui n'aurait été facile pour personne…). Maintenant, je me reconstruis et reprend confiance en moi en connaissant mieux l'ennemie. Elle était fourbe, manipulatrice, égocentrique et méchante. Elle a fait des dégâts et à présent mon but premier est de réparer tout ça. Pour le Luciol avant tout et pour moi ensuite.
A travers cela, je découvre surtout jusqu'où peux aller la méchanceté gratuite et l'intérêt de quelqu'un.
J'ai comme l'impression qu'un voile noir m'est tombé sur le visage depuis quelque temps. La douleur des autres me semble difficile à supporter, mais la méchanceté me blesse plus que tout. Je ne parle même pas de celle qui est dirigée contre moi. Je parle de celle dont je suis témoin. Le sentiment d'être impuissant face à la personne qui se fait attaquer outrageusement. Il n'existe pas les Méchants et les Gentils. C'est dommage, ça serait tellement plus facile de se méfier… Non là, on peut être l'un puis l'autre.
Je crois que j'ai beaucoup changé ces dernières semaines. Je n'agis plus pareil et je ne ressens plus les choses de la même manière. J'ai été excessive avant dans certaines de mes « bonnes » actions, mais je ne m'en rendais pas compte sur le coup. A présent je fais tout sciemment, et je sais que je serais à nouveau excessive s'il le faut. Je ne veux pas me l'a jouer « justicière » pour compenser les méchants, je veux juste enfin pouvoir rêver que je suis à ma place.
Je ne sais pas ce que je suis, qui je suis, à quoi je suis destiné, mais j'aimerais être en accord avec moi-même, savoir me méfier des phases « méchantes » de mon entourage, et surtout ne plus avoir l'impression d'être un vilain petit mouton noir quand je fais quelque chose qui ne colle pas aux pensées égocentriques ambiantes de notre société.
J'aimerais ne plus souffrir de l'incompréhension, c'est ça être adulte, non ?
Plusieurs après-midi féeriques avec Mitsuki et Mily. Un petit samedi à essayer des robes de mariées pour la première fois de ma vie.
C'est une impression vraiment très curieuse, comme si on devenait quelqu'un de différent juste à cause d'une robe avec laquelle on se demande comment on va faire pour aller aux toilettes ! Une sensation de redécouvrir les rêves et les paillettes qui font la personne que l'on est et l'enfant que l'on a été *wué, wué, tout ça juste en ce déguisant en meringue !*. Pourtant, le matin, je n'étais plus sûre de vouloir faire cette après-midi. Une mauvaise nuit, des remises en questions, des blessures toutes neuves mentales et physiques. Et puis finalement, je me suis dit qu'on ne pouvait pas passer son temps à toujours chérir ses problèmes. Si l'on veut de l'aide et de la compréhension, et bien il faut apprendre aussi à attraper les mains tendues sans brandir ses douleurs comme un trophée. Alors, j'ai profité comme une sangsue de l'affection qui m'a été généreusement distribuée par Mitsuki et Mily et de la patience dont à fait preuve le Luciol pour nous permettre à toutes d'avoir de jolis souvenirs.
Pour prolonger tout ce rêve, hier matin, nous sommes allées visiter le château de Versailles avec Mitsuki. Entrée gratuite pour les moins de 26 ans *c'est pas comme pour la carte imagin'R, je ne suis pas encore passé dans le clan des vieilles peaux...*. Je ne remercierais jamais assez Mitsuki de s'être levée à l'aube, puis d'avoir galéré dans les transports, d'avoir traversé tout Paris tout ça pour ma petite gueule et pour Louis XIV * je suis trop bouleversifiée qu'on ait fait ça pour moi*. Donc, tout ça, c'était fabuleux, malgré le froid pétrifiant. Le retour chez moi a été cool aussi puisque ma mère nous avait préparé à manger (malgré ce qu'elle m'avait dit...) et même le Stoon a dénié accepter une caresse de Mitsuki *mon chat se sociabilise, il ne sera bientôt plus digne de la famille...!*.
Bref, bref, bref, j'adore *je l'a love gravement* ma nouvelle coupine qui m'a apporté tant de choses en si peu de temps et qui me prend tellement peu en retour.
J'ai confiance en toi...
Ma vraie robe meringue!