Avoir une vie qui ne sert à rien, qui n’apporte rien et qui même nous prend le peu que nous avons, c’est quoi ?
Quand je regarde en arrière, je vois pas mal de désastre. Le fait de ne pas avoir été voulu, d’être rejeté alors qu’on est même pas encore né. Déjà ça peut en dire long sur la vie de merde à venir… Avoir des « problèmes familiaux », ça fait risible quand on sait que la famille se résume à deux personnes. Mais ça n’empêche… Je ne ferais pas étalage de ma vie, ceux qui me connaissent verront de quoi je parle. Au final, le bilan de tout ça est loin d’être glorieux.
Et maintenant, je m’interroge. Par rapport à l’après. A mes ex avec qui tout c’est si mal passé. Etre avec des gens qui m’ont trompé, humiliée, tourné en ridicule, tapé sur la gueule, insulté, trahie avec leur nouvelle copine ; et finalement se dire qu’ils n’étaient pas si mal que ça… Alors est-ce que le fait d’avoir été trompé fait que le mec n’est même plus bon à jeter aux chiens où reste-t-il quand même quelque chose du positif qu’il a pu me donner ? N’est-ce pas juste une manière de se rassurer ?
En fait ça évite de voir qu’on est qu’une bouse qui n’a jamais été aimée et respectée par personne. Qu’on est juste une pauvre petite merde dont personne n’a rien foutre. En plus ça, c’est le genre de chose qui finit toujours par vous arriver en pleine poire à un autre moment. Comme par exemple quand il y a 4 personnes pour qui ont se fait violence parce que ça n’est pas dans nos habitudes d’aller volontairement vers les autres et que ça nous demande une certaine préparation mentale et un courage hors norme. Mais là, on voulait essayer de les aider, ou tout du moins de leur témoigner un certain intérêt ; et que sur les 4 il n’y en a même pas une seule qui ressente le besoin de donner une réponse. Je n’ai même pas mérité une seule réponse négative par politesse… C’est dire l’importance que j’ai aux yeux des autres… !
Donc je me rends à l’évidence, je ne mérite pas grand-chose. Juste être là quand les autres ont besoin de mes oreilles attentives et de mon manque de jugement sur leurs erreurs. Quant à mon avenir, j’ai du mal à y voir des choses positives. Habiter encore chez ma mère jusqu’à minimum 32 ans, faire un métier qui ne marchera peut-être pas, rester jusqu’à la fin une nana qui sera une bombe à retardement pour son mec parce qu’elle gérera jusqu’au bout une addiction qui ne l’a quittera jamais. Et je ne parle même pas du fait d’être « aimé » juste parce que je suis potentiellement baisable. Ça promet… Parfois je me demande ce que je fous encore en vie. Les animaux eux aiment sans retenue. Ils donnent tout ce qu’ils ont de meilleur sans juger si vous en êtes digne ou non.
J’ai mal, alors je vais me retourner vers mon chat parce que lui au moins ne réalise pas que j’ai une vie totalement inutile. Mais rassurez-vous, demain ça ira mieux. Je vais gérer de façon à ce qu’on ne soupçonne rien. Comme d’hab’…
Ps : inutile de vous sentir obligé de
laisser un commentaire sur cette merde sans nom. Maintenant que j’ai ouvert les
yeux, je ne vais pas les refermer si facilement.
Le sentiment d’être humaine…
J’avais en quelque sorte oublié ce que c’était que ce sentiment de se mettre à la place d’une personne envers qui on peut avoir des ressentiments. Avoir soi-même une douleur et essayer de comprendre en même temps la douleur que l’autre personne pourra ressentir. C’est curieux cet inconfort que l’on peut ressentir sans pouvoir détester la personne qui le provoque.
J’ai retiré, plus inconsciemment qu’autre chose, ma carapace. Je me suis aventuré dans l’affreux chemin des émotions à base de stress, d’angoisse et de larmes. Alors que pourtant, en temps normal, je suis campée dans mes deux chaussures droite comme un i à ne vouloir faire aucune concession et à distiller chaque sentiment pour qu’il n’y en ait aucun de superflu. Le fait de tout juger de loin, sans beaucoup d’états d’âme en y mettant juste le discernement et la logique nécessaire, sont mes marques de fabrique.
Et pourtant, là quelque chose m’a touché… Etonnement, je me sens « moi » comme « avant ». J’ai retrouvé ce que c’était ce sentiment de ne pas avoir conscience en permanence que le mal existait. Ne plus toujours avoir ce panneau lumineux comme quoi il-faut-se-méfier-de-tout-et-de-tous. Savoir à nouveau ce qu’on ressentait au début, c’est-à-dire quand les gens ne devenaient dangereux que lorsqu’ils avaient attesté d’un danger significatif.
Maintenant, de l’extérieur, on pourra penser que je me suis faite manipuler. Je ne me prononcerais pas sur la question. Je ne sais pas si c’est le cas ou non (même si je ne pense pas), mais le souci se situe dans le fait que je ne veux pas y réfléchir. J’en suis arrivée à la conclusion qu’à partir du moment ou le risque ne semble pas trop gros, il faut vivre les choses. Nous sommes fait pour vivre au milieu des autres et comme nous ne pouvons pas toujours nous en protéger, alors autant vivre ce qui nous est destiné. Je ne veux pas finir dans une cellule capitonnée sous prétexte que j’ai peur de tout.
Pour la première fois de ma nouvelle vie, j’ai
enfin pu ressentir les choses comme je les ressentais avant. Alors quoi qu’il
advienne, je serais toujours reconnaissante à cette personne de m’avoir fait
revivre, même si elle ne le sait pas.
Une bête atroce, qui mord le cœur et qui laisse les gens désœuvrés avec l'impression d'être crétins au possible : la jalousie. Il y a deux sortes de jalousies, la « vraie » justifiée par de vrais actes, preuves à l'appui. Et l'autre la « diffuse » qui a une justification humaine mais aucune au niveau des faits.
Pour la deuxième, on nous donne un tas d'excuses, de justifications, d'explications pour arriver à nous faire accepter ce qui nous semble être l'inacceptable. Dans ces cas-là, nous ne reprocherons jamais à notre homme de nous tromper charnellement car nous savons *espérons* que ça n'est pas le cas. Que le souci ne se situe pas là. Ce qui fait arriver à la conclusion qu'il n'y a pas de problème. Or, le problème existe véritablement à nos yeux. Il est bien ancré dans notre cœur et on ne sait pas comment l'en sortir, on ne sait même pas comment le justifier. Alors on tente de ne pas y penser, de faire comme si « ça » n'existait pas. C'est plus ou moins efficace. On en arrive à la supporter et même à se dire qu'en fait c'est une fille bien. C'est d'ailleurs pour ça qu'il ne peut pas se passer d'elle et qu'il se voit encore moins lui faire du mal en lui disant qu'il ne veut plus la voir *surtout que ça serait un mensonge de taille*.
Alors pendant un certain temps, c'est limite si on ne l'admire pas. Cette sorte d'admiration nous donne alors à voir qu'on la trouve belle, intelligente, perspicace avec un bon goût avéré. Et très vite comme dans beaucoup de réactions de nanas basiques, on aimerait être elle. On aimerait être aussi belle qu'elle, on aimerait avoir l'air aussi intelligente. Et par là, on se rend compte qu'en fait, on en est très loin. Alors quand déjà dans notre propre regard on voit les différences, on ne veut même pas imaginer ce que l'œil de l'homme qu'on aime peut voir. On se met à imaginer les discutions passionnantes qu'ils peuvent avoir et avec lesquelles on se voit mal rivaliser. Le sourire de contentement qu'ils peuvent avoir mutuellement en recevant un sms l'un de l'autre parce que ça fait toujours plaisir ce genre de chose venant de quelqu'un qu'on apprécie. En cas de souci, c'est vers elle qu'il se retournera parce que c'est toujours plus facile de parler avec quelqu'un qui vous connaît parfaitement. Ou si lui ne le fait pas, c'est elle qui le fera parce qu'elle a confiance en lui (la même confiance que nous pouvons ressentir d'ailleurs) … Ils ont un passé qui vus de l'extérieur semblera toujours plus flamboyant que ce que nous nous pourrons lui offrir. *Comme les gosses sur la plage, « l'autre il a un plus beau râteau que moiiiii ! »*
C'est ici que la haine et les envies de meurtres commencent alors à monter. Ce sentiment amer, qu'elle nous sort par les trous de nez. Cette impression qu'ils iraient tellement mieux ensemble tous les deux… Cette douloureuse intuition de n'être qu'une pâle copie, une pauvre imitation d'un passé qui aurait pu être si beau si certaines choses ne s'étaient pas mises en travers de leur vie. Et puis, on se raisonne, on en parle avec lui, qui tente de nous rassurer, tout en ne situant pas ce qu'il peut bien faire pour nous. Alors on se calme et on repart pour un nouveau cycle (Oui elle est bien, belle,… Et moi, je suis pas aussi bien,… et je veux la tuer… etc… et bhouououou sniff) *'tin, c'est pire que d'avoir ses règles !*
Il est quasiment impossible d'avouer à l'homme aimé qu'on est jalouse de ce qu ' « est » son ex. On sait pertinemment qu'il va nous dire ce qu'il pense être vrai : qu'elle, c'est du passé et que son avenir c'est nous *« Mâh siiii ma Pépette, je t'assure que tu es la plus belle femme au monde! » groumf*. Donc, s'il est avec nous, c'est qu'on l'a vaux, cela semble représenter une certaine logique. Cependant, quoi qu'il nous dise, quand on a mal, on aura toujours l'impression de sentir un petit parfum de mensonge. Du coup ça ne peut empêcher le sentiment d'infériorité. Ni la pensée simpliste que s'il tient encore à elle, c'est qu'elle a quelque chose que nous ne pouvons pas lui apporter et que du coup il récupère chez elle.
J'ai quitté un homme bien, même plus que bien à cause de l'omniprésence de son ex. Je savais qu'il ne lui effleurerait jamais l'esprit de cesser de la voir. Il m'a reproché de l'avoir quitté pour un détail qui n'influait pas sur notre couple. Je ne sais toujours pas si j'ai bien fait ou non. Je ne le regrette pas, mais je pense que je me demanderais toujours si je n'aurais pas dû faire l'effort qu'il me demandait de faire.
La seule question à laquelle je n'ai pas pu répondre c'était : « Est-ce que tu penses que la connerie qui a fait rater notre couple vient de moi ou de toi ? »…