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Un clic pour nourrir

Ce site permet de nourrir un animal gratuitement rien qu'en allant sur le site et en cliquant! C'est rapide et ça demande juste à chacune de vos connections de penser pendant 2 minutes à autre chose qu'à vous même. Vous verrez, c'est thérapeutique!
              www.clicanimaux.com




Posté le 11/12/2007 | 488 consultations | 10 commentaires | Voir et commenter l'article

Un Luciole, une nana en perdition et un p'tit chat...

 Fin de semaine. ça faisait plusieurs semaines que je me réjouissais de fêter mon anniversaire entourée de tous mes amis aimant le week-end dernier *nous partîmes 1000 et arrivâmes 2*. Non, en fait on était parti pour être une dizaine et à l'arrivée, l'orgie du siècle s'est finit entre 4 yeux: mes petites mirettes *de taupe* et ceux du Luciole. Heureusement que le petit Jésus m'a fait cadeau d'un mec avant Noël... Après avoir eu moult désistements pour des raisons bidons *j'aurais préféré le: "Dsl, faut que je me cure le nez entre 12h et 16h", ça aurait eu le mérite d'être drôle...* ou véridiques, mais bon le résultat était le même *donc je m'en bats les noisettes rhôôô*, bien il ne restait plus grand monde. Bref, bref, bref je sens que je vais procéder à des licenciements sévères dans le groupe des "amis/connaissances/gens qui servent à rien".

Alors au final, je suis assez déçue que quelque chose qui me tenait vraiment à cœur n'ai pas eu lieu, d'ailleurs même ma mère avait fait de gros efforts pour me permettre de mettre en œuvre cette après-midi faste *alors c'est pas peu dire si ça allait encore plus dépoter que la garden party de l'Élysée*. Mais bon, trêve de chouinades: mon week-end s'est trop bien passé. Avec le Luciole nous nous sommes fait le gueuleton de l'année en tête à tête et z'yeux dans les z'yeux  *nous revendiquons notre côté couple glam's et fôlatrement amûûreux...* *qui qu'à dit mièvre???*
. On est allé voir une expo de parfum dans laquelle j'ai acheté un fard à paupière en pinceau Guerlain *oh la grosse bourge!* à un prix défiant toutes concurrences: 1,80€!! (oui là tout de suite ça fait moins bourge...!). Et le soir nous sommes allés voir "The box" qui valait grandement le déplacement même si la fin laisse un arrière goût de déception.

Alors comme je l'ai dis au Luciole, et comme il m'a demandé de le préciser ici pour que la Terre entière soit tenue au parfum: A mon humble avis, le samedi s'est encore mieux passé que si mes pseudos amis étaient venus...
Et toc!

Une petite boule de poils qui avait l'habitude de me raconter sa life à chaque fois que j'arrivais. ça va cruellement me manquer maintenant...




Posté le 09/11/2009 | 18 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Bubble's world

 Fatiguée, déprimée. L'impression de voir apparaître sous forme de bleus sur mon corps les bleus que j'ai dans la tête. Plein de petites choses qui se collent entre elles et forment une grosse boule toute noire.
J'aimerais tellement que les petites piqures du quotidien cessent de venir perforer mon cœur de manière si répété et soutenue. J'aimerais juste avoir une petite bulle de protection, un truc qui fasse que je ne me sente pas en permanence attaquée de toute part. Je veux vivre dans un monde tout rose et tout doux.

Je voudrais juste dormir pendant très longtemps...

 

Posté le 28/10/2009 | 15 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Je suis futile, raciste, misanthrope... et quoi d'autre ?

 Hier, manifestation dans l'espoir de faire cesser l'industrie de la fourrure. Plusieurs associations étaient présente, mais la principale était quand même celle de Brigitte Bardot. J'entends déjà les rires sarcastiques qui peuvent s'élever comme à chaque fois qu'on prononce le nom de cette femme; tout du moins en France parce qu'ailleurs elle est très respecté et apprécié (mais bon, ça doit être le fameux gène du franchouillard basique qui critique toujours tout et rien...). Alors je le dis haut et fort, j'adhère totalement à ce qu'elle fait pour protéger les animaux. Maintenant en ce qui concerne son racisme avéré, le débat d'aujourd'hui ne se situe pas là (de grâce, arrêtez de vous disperser dans plusieurs sujets différents ce qui au final vous amène à ne rien faire du tout). Après pour les pas contents, vous n'avez qu'à faire une manif' contre elle (à moins que comme beaucoup de gens, vous ne préfériez continuer de vous contenter de maugréer à l'abri dans votre chaumière). 
Donc, je ne cautionne pas ce qu'elle dit mais ce qu'elle fait. Alors allez y, continuez de taxer ceux qui l'a soutienne de raciste, personnellement, ça ne me dérange pas parce qu'à ce niveau, je sais que je n'ai rien à me reprocher.

 Au final, un seul journal a parlé de cette manifestation. C'est Libération avec certaines réactions de lecteurs. Alors là je crois que nous avons un condensé de tout ce qui peut être dit contre les "nouveaux gardiens de la moralités" comme nous rebaptise de manière si ingénieuse et ironique l'un des lecteurs.
Je crois que là, j'ai touché le fond. Nous avons ceux qui s'insurgent contre la cruauté de l'Homme, et en face ceux qui pensent faire preuve d'une sagacité hors norme en prétendant qu'il faudrait aussi s'inquiéter du sort de la gazelle qui se fait dévorer par un lion (entre autre). Alors mesdames et messieurs, tous à vos lassos, fusils, haches etc... et allons tous ensemble venger la pauvre gazelle!! Non, mais sérieusement, on ne vous a jamais enseigné à l'école "la loi naturelle du règne animal" ? Jusqu'à maintenant, malgré nos progrès monstrueux, nous n'avons pas encore inventé le supermarché spécial brousse pour les animaux sauvages...
Les animaux se mangent entre eux par nécessité. L'Homme est au dessus de cela. "Si l'homme est un animal faisant parti de la nature, il n'est pas un animal comme les autres. Sa raison lui fournit des principes." (cours de philosophie sur la loi naturelle).

Ensuite nous avons ceux qui trouvent toujours une cause 1 milliards de fois plus grave. Dans le cas qui m'occupe, comme les avortements à la chaîne pratiqué en France. Je ne dirais pas ce que j'en pense car le sujet ne m'intéresse pas (oui moi aussi j'assume d'être immonde de temps à autre). Le seul point que je voudrais relever, c'est le fait que cette pratique n'est dû qu'à nous et à nous seul. ça se fait entre êtres humains, et c'est la volonté de personne une par une. ça n'est pas une industrie de barbarie à la chaîne basé sur le profit. Et le 2ème point, c'est toujours facile de vouloir faire diversion, pendant ce temps on ne se penche ni sur un sujet ni sur l'autre. Et en avant pour l'apologie de la paresse et du je m'en foutisme! Je sais que beaucoup d'entre nous sont mono-tâche, alors occupons nous chacun d'une cause et on évitera peut-être ainsi de virer tâche tout court...

Et puis, pour finir nous avons le must du must: ceux qui assument et revendiquent plus que nécessaire leur propension à être en accord parfait avec cette industrie (alors qu'ils n'ont aucune action là-dedans et que ça ne leur rapporte rien. L'Homme a parfois un taux d'abnégation qui me dépasse). Comme le commentaire de cet homme:
"
Je mange de la viande, mes chaussures sont en cuir, j'ai pour l'hiver un manteau doublé en fourrure, et j'emmerde les tartuffes !
" (Réactions manif anti-fourrure)
Et bien, mangez donc de la viande, couvrez-vous comme nos ancêtres, mais dans ce cas, arrêtez de vous prendre pour des êtres supérieurs doués d'une intelligence sans limite et continuez à ne vous préoccupez que des choses basiques nécessaire à votre pseudo-survie sans vous amuser à vouloir philosopher.
 
 Franchement, j'ai comme l'impression que je vais finir mèmère à chats, et bien sincèrement moi aussi j'en emmerde certain: les sans-cœur !  

Theodor Adorno, vég' et rescapé d'Auschwitz:"Auschwitz recommence partout où quelqu'un passe devant un abattoir et pense: ce ne sont que des animaux.".






Posté le 25/10/2009 | 42 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Sale gosse de riche

 Ce week-end, plan ciné pour aller voir le Syndrome du Titanic.
Ce film m'a littéralement bouleversé. Alors comme tout le monde, je sais que je vais avoir tendance à réaliser pendant un certain temps, puis finir par oublier si je n'ai pas une petite piqure de rappel.
Pour l'instant, ce qu'il me reste en mémoire, c'est:

  - Les 35 milliards de personnes qui vivent avec moins de 2 dollars par jour.
Alors que moi, si mon portable tombe en panne, je n'ai qu'à chialer auprès de ma mère pour qu'elle m'en re-paye un (à grand renfort de ronchonnements, mais bon...).

  - Les un dixième de l'argent qui part dans la pub et l'armement qui pourrait éradiquer la famine dans le monde.
Alors que moi, je chipote sur ma bouffe. Alors que moi, j'enviais les mannequins qui se font dégueuler pour correspondre au standard, à notre standard...

  - Les 3/4 de la planète qui vivent toutes les nuits dans le noir absolu, parce que 80% de l'énergie n'est distribuée qu'à 20% des habitants de la planète.
Alors que moi, on m'a appris à éteindre la lumière quand je sors d'une pièce parce que ça n'est pas un comportement inné.

  - Les gamins qui ont la malchance de vivre dans les pays ou justement il n'y a pas la lumière sauf un malheureux lampadaire sur le port, et qui vont se regrouper toutes les nuits dessous pour travailler leurs cours.
Alors que moi, j'étais "crevée" quand je rentrais de classe ce qui justifiait que je restais à rien glander affalé sur mon lit.


J'ai vu aussi l'horreur de ceux qui estiment que tout leur est dû. Ici, on fait des économies pour s'acheter un gros truc parce qu'on le mérite bien. Pourquoi nous, nous mériterions plus quelque chose que l'autre crève la dalle qui ne ressemble à rien à cause de toute sa misère cumulée ?
Pourquoi ici, on se permet de se payer des voyages pour aller voir l'espèce de petit sauvageon qui marine dans sa flaque de boue avec son ventre gonflé à rien; et qu'en plus, par dessus le marché, on se croit en droit de le filmer et le photographier avec notre dernier caméscope ou appareil photo de luxe ? Pourquoi ici, on se préoccupe tant de notre âme ? Parce qu'on a rien d'autre de mieux à foutre que de s'occuper de notre propre nombril ? Ou parce que le nombril des autres nous semble trop crade ou trop inintéressant ?

Alors, je ne sais pas combien de temps, je me souviendrais que j'ai de la chance à chaque fois que ma main se pose sur un interrupteur. Pendant combien de temps, je me souviendrais que j'ai de la chance à chaque fois que je choisis mon repas. Pendant combien de temps, je me souviendrais de la chance que j'ai à chaque fois que je m'endormirais dans mon lit. Pendant combien de temps, je me souviendrais de la chance que j'ai chaque fois que je boirais de l'eau potable.

Tout ce que je sais, c'est que je ne suis qu'une sale gosse de riche qui n'a pas mérité plus que n'importe qui d'autre d'avoir tout ce qu'elle a.
 
"Le superflu des uns est sans limite alors que l'essentiel des autres n'est même pas satisfait.

cliquez sur l'image pour plus de détail sur le film


Posté le 22/10/2009 | 22 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Vacances, vieillesse et P.C.E

 Ma grand-mère serait fière de moi, elle qui s'inquiétait que je ne sache jamais faire la cuisine pour mon mari. Parce qu'effectivement, pendant ces vacances (celles d'été. Oui oui je sais: j'ai un retard monstrueux dans mes articles), j'ai cuisiné (et n'allez pas croire hein, c'était pas des surgelés direct au micro-ondes !)… Pour ceux qui me connaissent, cela peut sembler totalement improbable, mais c'est la vérité vraie. En plus, le Luciole n'est pas mort de faim et d'ailleurs, il pesait le même poids en repartant chez lui qu'à son arrivée !

C'est donc un fait avéré, je suis bonne à marier. Diantre, comme le temps passe… !

 

Pour résumer vite fait, des vacances très productives à base de squattage chez ses grands-parents, chez son frère et un peu chez moi. Oui parce que grande nouvelle, sans commune mesure : le Luciole a  dormi chez moi avec l'accord de ma mère ! Beaucoup de 1ère fois lors de ce séjour :

  - 1ère sortie en Pédalo

  - 1ère fois à manger des choses inconnues au bataillon

  - 1ère fois ou nous avons vécu seuls pendant plus d'une semaine à se driver comme des grands

  - 1ère fois au Futuroscope

  - 1ère fois à manger une pizza en forme de chausson qui a dégoulinée de partout (le Luciole a malheureusement tenu à immortaliser l'instant, mais je ne vous ferais pas le plaisir de mettre cette affreuse photo !),  etc…

 

Et maintenant, j'ai été trouver refuge un peu chez lui pour cause de travaux néfastes pour mes nerfs chez moi. Le Luciole m'a littéralement écrasé avec une montagne de cadeaux pour fêter dignement mon entrée chez les vieilles personnes. Même maman Luciole m'a offert une paire de chausson et un sac absolument génial *Marie Poppins en serait violette de jalousie*. J'ai failli verser ma petite larme quand j'ai découvert la surprise, mais j'ai vaillamment contenu mon élan lacrymal. D'ailleurs, elle m'avait aussi acheté du Fanta sans bulles… Après avoir commencé à envahir la chambre Luciolesque, car j'ai un bout de placard pour moi à présent, avec en prime des culottes qui ont malencontreusement atterri dans le tiroir à caleçons, oui parce que le Luciole me fait ma lessive de temps en temps, *si ça c'est pas du couple moderne !* , je commence à envahir le frigo. Je suis pire que les cafards… *Dans pas longtemps le Luciole va se retrouver hors de sa chambre sans même s'en rendre compte*


D'ailleurs, en parlant du Luciole (quoi, depuis tout à l'heure je ne parle que de lui ??) je me tâte pour le rebaptiser… Je ne sais pas si ça va lui plaire que je déballe ainsi son intimité ici, mais bref, je fais ce que je veux *avec mes cheveux, arf la pub va me tuer*. En l'observant bien, je me suis rendu compte que parfois, il avait l'air de furieusement ressembler à un petit animal égaré. Bien évidemment lui va protester avec sa grosse voix virile que ça n'est que calomnie et compagnie *z'assument rien ces mâles dominants…*. Donc je pensais à : mon P.C.E. Non, non n'allez pas imaginer que ça signifie mon Plan Cu* Emérite *rôôôh si je ne vous surveillais pas, ou irions-nous ?!?*, mais mon Petit Chat Egaré.

 

 Bref, bref, bref, après tant de considérations hautement philosophiques, je me dois d'aller me reposer. En plus, ce week-end, nous allons aller dans une fête foraine. Promis, là je vous tiens au courant de tout ce qu'il se sera passé dans les plus brefs délais… !


Tites photos de mes cadeaux (mon préféré d'entre tous c'est mon Bourriquet!!!).



 


Posté le 15/10/2009 | 20 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Les fleurs de Bourriquet

 

Le sentiment d’être humaine…

J’avais en quelque sorte oublié ce que c’était que ce sentiment de se mettre à la place d’une personne envers qui on peut avoir des ressentiments. Avoir soi-même une douleur et essayer de comprendre en même temps la douleur que l’autre personne pourra ressentir. C’est curieux cet inconfort que l’on peut ressentir sans pouvoir détester la personne qui le provoque.

 

J’ai retiré, plus inconsciemment qu’autre chose, ma carapace. Je me suis aventuré dans l’affreux chemin des émotions à base de stress, d’angoisse et de larmes. Alors que pourtant, en temps normal, je suis campée dans mes deux chaussures droite comme un i à ne vouloir faire aucune concession et à distiller chaque sentiment pour qu’il n’y en ait aucun de superflu. Le fait de tout juger de loin, sans beaucoup d’états d’âme en y mettant juste le discernement et la logique nécessaire, sont mes marques de fabrique.

Et pourtant, là quelque chose m’a touché… Etonnement, je me sens « moi » comme « avant ». J’ai retrouvé ce que c’était ce sentiment de ne pas avoir conscience en permanence que le mal existait. Ne plus toujours avoir ce panneau lumineux comme quoi il-faut-se-méfier-de-tout-et-de-tous. Savoir à nouveau ce qu’on ressentait au début, c’est-à-dire quand les gens ne devenaient dangereux que lorsqu’ils avaient attesté d’un danger significatif.

 

Maintenant, de l’extérieur, on pourra penser que je me suis faite manipuler. Je ne me prononcerais pas sur la question. Je ne sais pas si c’est le cas ou non (même si je ne pense pas), mais le souci se situe dans le fait que je ne veux pas y réfléchir. J’en suis arrivée à la conclusion qu’à partir du moment ou le risque ne semble pas trop gros, il faut vivre les choses. Nous sommes fait pour vivre au milieu des autres et comme nous ne pouvons pas toujours nous en protéger, alors autant vivre ce qui nous est destiné. Je ne veux pas finir dans une cellule capitonnée sous prétexte que j’ai peur de tout.

 

Pour la première fois de ma nouvelle vie, j’ai enfin pu ressentir les choses comme je les ressentais avant. Alors quoi qu’il advienne, je serais toujours reconnaissante à cette personne de m’avoir fait revivre, même si elle ne le sait pas. 


Flower crying by Cradle-of-tears



Posté le 14/10/2009 | 28 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Les poussières du passé.

 Une bête atroce, qui mord le cœur et qui laisse les gens désœuvrés avec l'impression d'être crétins au possible : la jalousie. Il y a deux sortes de jalousies, la « vraie » justifiée par de vrais actes, preuves à l'appui. Et l'autre la « diffuse » qui a une justification humaine mais aucune au niveau des faits.

 

Pour la deuxième, on nous donne un tas d'excuses, de justifications, d'explications pour arriver à nous faire accepter ce qui nous semble être l'inacceptable. Dans ces cas-là, nous ne reprocherons jamais à notre homme de nous tromper charnellement car nous savons *espérons* que ça n'est pas le cas. Que le souci ne se situe pas là. Ce qui fait arriver à la conclusion qu'il n'y a pas de problème. Or, le problème existe véritablement à nos yeux. Il est bien ancré dans notre cœur et on ne sait pas comment l'en sortir, on ne sait même pas comment le justifier. Alors on tente de ne pas y penser, de faire comme si « ça » n'existait pas. C'est plus ou moins efficace. On en arrive à la supporter et même à se dire qu'en fait c'est une fille bien. C'est d'ailleurs pour ça qu'il ne peut pas se passer d'elle et qu'il se voit encore moins lui faire du mal en lui disant qu'il ne veut plus la voir *surtout que ça serait un mensonge de taille*.

 

Alors pendant un certain temps, c'est limite si on ne l'admire pas. Cette sorte d'admiration nous donne alors à voir qu'on la trouve belle, intelligente, perspicace avec un bon goût avéré. Et très vite comme dans beaucoup de réactions de nanas basiques, on aimerait être elle. On aimerait être aussi belle qu'elle, on aimerait avoir l'air aussi intelligente. Et par là, on se rend compte qu'en fait, on en est très loin. Alors quand déjà dans notre propre regard on voit les différences, on ne veut même pas imaginer ce que l'œil de l'homme qu'on aime peut voir. On se met à imaginer les discutions passionnantes  qu'ils peuvent avoir et  avec lesquelles on se voit mal rivaliser. Le sourire de contentement qu'ils peuvent avoir mutuellement en recevant un sms l'un de l'autre parce que ça fait toujours plaisir ce genre de chose venant de quelqu'un qu'on apprécie. En cas de souci, c'est vers elle qu'il se retournera parce que c'est toujours plus facile de parler avec quelqu'un qui vous connaît parfaitement. Ou si lui ne le fait pas, c'est elle qui le fera parce qu'elle a confiance en lui (la même confiance que nous pouvons ressentir d'ailleurs) … Ils ont un passé qui vus de l'extérieur semblera toujours plus flamboyant que ce que nous nous pourrons lui offrir. *Comme les gosses sur la plage, « l'autre il a un plus beau râteau que moiiiii ! »*

 

C'est ici que la haine et les envies de meurtres commencent alors à monter. Ce sentiment amer, qu'elle nous sort par les trous de nez. Cette impression qu'ils iraient tellement mieux ensemble tous les deux… Cette douloureuse intuition de n'être qu'une pâle copie, une pauvre imitation d'un passé qui aurait pu être si beau si certaines choses ne s'étaient pas mises en travers de leur vie. Et puis, on se raisonne, on en parle avec lui, qui tente de nous rassurer, tout en ne situant pas ce qu'il peut bien faire pour nous. Alors on se calme et on repart pour un nouveau cycle (Oui elle est bien, belle,… Et moi, je suis pas aussi bien,… et je veux la tuer… etc… et bhouououou sniff) *'tin, c'est pire que d'avoir ses règles !*

 

Il est quasiment impossible d'avouer à l'homme aimé qu'on est jalouse de ce qu ' « est » son ex. On sait pertinemment qu'il va nous dire ce qu'il pense être vrai : qu'elle, c'est du passé et que son avenir c'est nous *« Mâh siiii ma Pépette, je t'assure que tu es la plus belle femme au monde! » groumf*. Donc, s'il est avec nous, c'est qu'on l'a vaux, cela semble représenter une certaine logique. Cependant, quoi qu'il nous dise, quand on a mal, on aura toujours l'impression de sentir un petit parfum de mensonge. Du coup ça ne peut empêcher le sentiment d'infériorité. Ni la pensée simpliste que s'il tient encore à elle, c'est qu'elle a quelque chose que nous ne pouvons pas lui apporter et que du coup il récupère chez elle.

 

J'ai quitté un homme bien, même plus que bien à cause de l'omniprésence de son ex. Je savais qu'il ne lui effleurerait jamais l'esprit de cesser de la voir. Il m'a reproché de l'avoir quitté pour un détail qui n'influait pas sur notre couple. Je ne sais toujours pas si j'ai bien fait ou non. Je ne le regrette pas, mais je pense que je me demanderais toujours si je n'aurais pas dû faire l'effort qu'il me demandait de faire.

La seule question à laquelle je n'ai pas pu répondre c'était : « Est-ce que tu penses que la connerie qui a fait rater notre couple vient de moi ou de toi ? »…




Posté le 03/10/2009 | 25 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

La bourse ou une signature !

 Mercredi matin, accompagnée de ma mère, je me suis rendu à la fontaine des Innocents à Châtelet pour tenter de défendre l'atroce sort des poules en cages.

Le but de l'opération était de récolter des signatures pour que la grande chaîne d'hôtel Novotel cesse d'utiliser des œufs de cage (catégorie 3) pour ses préparations culinaires. Franchement, la mission s'est avérée quelque peu ardue. Les passants n'étaient absolument pas coopératifs. Certains se sont même révélé limite insolents. En fait, pour résumer, je crois qu'on peut dire qu'il y a 5 sortes de réactions:


 -->Le gens qui a perd qu'on lui pompe toute sa thune. Celui-là prend en général l'air d'un lapin à qui l'on veut trancher la gorge et tente de faire un détour discret de 15 mètres loin de votre néfaste personne.


   -->Le gens qui ne veut surtout pas avoir de problème à passer des nuits sereines par la suite. Celui-là évite carrément votre regard, accélère le pas, au cas où votre phrase concernant la cause que vous défendez atteigne par mégarde son pavillon interne.


  -->Le gens qui est vraiment pressé et qui a peur de s'en vouloir par la suite. Celui-là prononce une excuse incompréhensible avec un petit sourire tordu par sa conscience judéo-chrétienne qui lui sert la gorge.


-->Le gens qui revendique le droit de se foutre de tout ce qui ne le concerne pas directement. Celui-là vous regarde l'œil mauvais et vous lance un « non » vindicatif et plein de rancune.


-->Et enfin, le gens gentil. Celui-là qu'il soit d'accord avec votre cause ou non restera courtois et gardera à l'esprit qu'il parle à un autre être humain. Eux je les aime grandement !


 En conclusion, tenter de faire accepter le droit des animaux semble prêter à sourire. Les gens n'ont absolument aucune peur d'assumer leur égocentrisme sans faille. Les Parisiens semblent plus fermés que dans d'autres villes à cette sollicitation (il paraîtrait que dans d'autres grandes villes de France, certaines personnes venaient se renseigner et signer d'elles-mêmes). Et il est très éprouvant de se faire rembarer plusieurs fois d'affilées. Mais c'est un détail. Je crois avoir fait ce que je pouvais pour les poules (du moins pour le moment).




Posté le 03/10/2009 | 31 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Un métier ou une justification ?

 Ma nouvelle formation: sexologue...
J'ai mis longtemps à en parler. Pour une raison toute simple: le jugement d'autrui... Je voulais me préserver le plus longtemps possible des réflexions à la con (pardonnez-moi cette familiarité dans mon vocabulaire, mais ne savais pas comment le définir autrement). Je savais que je n'échapperais pas à 2 réflexions de base. La première étant sur le fait qu'il faudrait que je me "soigne avant de soigner les autres" et la deuxième, que la sexologie est la même chose que la psychologie donc que ça ne me changera pas beaucoup.

Je vais commencer par la deuxième "connerie" puisque c'est la moins "grave" ou tout du moins énervante. Evidemment qu'il y a des choses similaire à la psychologie, néanmoins on ne traite pas des mêmes soucis. Là, le problème est plus ciblé tout de même. Et je n'ai pas fait ce choix précis par hasard donc le raccourcis est quelque peu grossier.

Quand au fait que je doive me faire soigner préalablement, c'est on ne peut moins blessant même si c'est la vérité. Mais s'il on va par là, dans n'importe quel métier ou l'on doit s'occuper de nos semblables, il faut que la personne, quelque soit son passé, soit en accord avec elle-même. En gros il y a les personnes qui tentent de minimiser les choses (genre que je fasse ça ou que je vende des légumes au marché, c'est du pareil au même...), et les autres qui me voient déjà en train de faire le massacre du siècle avec mes patients...
En fait, ce manque de confiance dans mes capacités à aider autrui sous prétexte que je "souffrirai" trop moi-même me blesse. Avoir vécu ce que j'ai vécu est largement suffisant, je n'ai pas encore en plus besoin qu'on remette en cause mes futurs compétences alors que je n'ai pas encore pus faire mes preuves (ou mon manque de preuves...!).
Et puis, c'est tellement injuste parfois le destin. T'es une victime, tu DOIS te faire soigner. T'es un violeur, on ne te casse pas les couilles avec ça, ou avec le fait que tu feras peut-être mal ton boulot. Non soit on ne sait rien, soit on veut te mettre en taule et point barre. C'est très manichéen comme façon de voir...

Alors pour résumer, je veux être sexologue, grand bien me fasse. Je ne serais pas la seule à potentiellement risquer de bousiller une vie alors je n'ai qu'une chose à dire: faite bien votre métier à vous et pendant ce temps j'essaierais de bien faire le mien (et les cochons seront bien gardés...!).



Posté le 28/09/2009 | 22 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Lettre à Léa

         Chère Léa,

 

 Tu m'as parlé de tes envies de te faire de l'argent facilement et rapidement… J'ai longuement réfléchi avant de t'écrire, mais je pense que je dois te mettre en garde contre certaines choses.

 

Tout d'abord, j'aimerais soulever un détail qui n'est pas des moindre : ça n'est pas de l'argent facile. Je ne crois pas qu'il existe un autre métier qui demande autant d'investissement personnel. Il faut quand même que tu prennes conscience qu'il s'agit de ton corps, donc une chose précieuse qu'en temps normal on ne donne pas à n'importe qui. Je pense que dans ta tête, c'est une notion bien imprimée alors si tu te décides à faire ce genre de « boulot », il faut que tu saches que tu devras aller à l'encontre de ce que tu as toujours considéré comme acquis : tu ne pourras plus jamais dire que ce corps est le tien. Tu le verras uniquement comme une sorte de forteresse protégeant tant bien que mal ton âme.

 

En dehors de cela, vue de l'extérieur tout semble assez aisé. On gagne beaucoup en peu de temps. Manque de chance, c'est là que le bât blesse. Tu te rendras vite compte que tu ne gagneras jamais assez en comparaison de ce que tu donnes : ton intégrité, ta fierté, tes rêves et surtout l'amour que tu te portais auparavant.

Quant à la vitesse du temps, tout est relatif. Etre dans les bras d'un homme qui te répugne, qui en demande sans cesse plus, qui marchande chaque acte et qui te regarde sans rien voir d'autre que les 3 orifices qui peuvent lui servir, le temps semble très long. Devoir simuler et avoir l'air d'être heureuse alors que ta seule pensée est d'arriver à te retenir de vomir, demande beaucoup de contrôle. Il faut aussi devenir une parfaite petite menteuse pour pouvoir répondre, sans laisser transpercer sa haine, à la question « est-ce que tu as aimé ce moment passé ensemble ? ». Parce que pour la plupart des hommes, il est évident que tu n'es juste qu'une « petite salope » qui aime « ça »,   quoi qu'il arrive. En soit, il t'a généreusement rendu service…

Leur regard et surtout ce qu'ils ont l'air de penser n'est pas si facile qu'il n'y paraît à gérer et à accepter. Ce raccourcit sur ta personne te marque plus que tu ne le voudrais parce qu'au fond de toi, tu sais que tu n'es pas « ça », néanmoins, c'est la triste et dégradante image que tu renvoies…

 

Ton comportement est suicidaire car tu sais ce qu'il peut t'arriver (viol, agression, vol, etc…) et malgré tout, tu t'en fous en pensant que ça ne t'arrivera pas. Mais tu ne peux pas faire abstraction que c'est l'image de toi, et je parle uniquement vis-à-vis de toi-même, que tu joues. Es-tu prête à te détester et à te demander quasiment chaque matin ce que tu vaux réellement ?

Tu es belle et intelligente, tu ne mérite pas de t'allonger sur un lit les quatre fers en l'air avec un type qui ne se rend même pas compte que tu es là. Pour lui, tu serais toi ou une autre, ça reviendrait au même. Tu ne mérite pas tant d'indifférence. Tu ne mérite pas de te retrouver avec le nez remplis d'odeurs nauséabondes, avec des images de toi dans la tête tellement plus obscènes les unes que les autres que tu seras obligé de te persuader qu'il ne s'agissait pas de toi.

Tu ne mérite pas de te regarder dans un miroir et de te dire qu'il n'y a qu'une pute dans le reflet…


Prends soin de toi car malgré tout, je t'aime.




Posté le 23/09/2009 | 35 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Quand la névrose est glam's

 Je vais revenir sur un de mes articles précédemment écrit. Il s'agit de celui sur les savons que je consomme comme une véritable camée.

Après vous avoir fait part de cette obsession, je m'étais vraiment bien calmée à ce niveau, aucun nouvel achat de gel douche ou de déo. Et puis là, nouvelle « rechute ». Je les achète par paquet. Je nage dedans. Mon argent fond en partis à cause d'eux. Alors ce matin, en en essayant un nouveau, je suis tombée dans une réflexion profonde.

A priori, je ne suis pas la seule à aimer ces petits flacons à la folie. La seule chose, c'est que ma folie va plus loin que la vôtre.

Et puis après, où est le problème ? Je m'achète des choses qui sentent bon, qui me font me sentir bien, qui m'apporte un bonheur fugace tous les matins. Il ne s'agit pas de cocaïne ou autre substitut qui dans un premier temps aide à vivre puis par la suite vous démonte la santé. Là, je ne me fais pas de mal et je n'en fais à personne non plus.

 

Alors, on peut voir là-dedans une névrose (s'il faut vraiment mettre un nom sur le phénomène…) puisque je ne le faisais pas avant l'événement traumatique. Néanmoins, on peut aussi considérer cela de manière plus positive ; comme une sorte de soupape de sécurité qui me permettrait de me faire une espèce d'automédication. L'important n'étant pas de rester sur une idée négative de notre personne, mais de voir constamment nos progrès vers l'avant et non comme des échecs perpétuels qui nous permettent de désespérer sans arrêt sur ce que l'on à pas ou pire, sur ce que l'on a plus et que nous ne retrouverons jamais. Donc, j'ai une passion (bien futile il est vrai) et je l'assume grandement (en même temps, j'assume plus de collectionner les gels douches que les boîtes de fromage). Rassurez-vous, j'ai d'autre centre d'intérêt dans la vie beaucoup moins superficiels !

 

Pour certains, je vais sûrement être le prototype même de la grosse névrosée qui s'ignore ou qui veut se rassurer comme elle peut. Peut-être. Je ne cherche pas à me faire mon propre procès, mais juste à comprendre le fonctionnement aléatoire de ma personne sans vouloir m'accuser plus que ce qu'il ne le faut. Juste avoir le recule qui permet de juger posément sans exagération, condescendance ou auto-flagellation rédhibitoire.

Alors oui, j'ai un comportement excessif, mais au final, il ne me pourrit pas ma vie alors, qu'est ce qui cloche ? La source ? Sûrement. Mais ça je ne pourrais pas changer mon passé alors autant améliorer le présent avec des petites enjolivures qui font la part belle aux choses.

 

Qui connaît une bonne adresse de savonnerie ?



Au passage, petite publicité pour ce merveilleux magasin qu'est le Body Shop. Non testé sur les animaux et naturel. A bonne entendeuse...
Posté le 20/08/2009 | 56 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Virée bretonnisante

 Un week-end en Bretagne ! Partis vendredi dans l’après-midi. Avec moi complètement dans le pâté pour cause de prise médicamenteuse sensée me détendre les muscles et qui au final m’a tout détendu. Le cerveau y compris…. Du coup, je n’ai pas retenu grand chose du voyage. Par contre le Luciole a eu l’immense privilège de me voir en train de ramper dans toute sa chambre *affublée de ma culotte petit bateau*, lui répondre 3 plombes plus tard à des questions d’une simplicité affligeante et de faire mon autiste de base.
Une fois là-bas, l’hôtel réservé par le Luciole était absolument génial. Petit déjeuner buffet à volonté. Le pied intégral en plus il y avait des petites crêpes…. !

La soirée, les concerts, étaient absolument géniaux. J’ai même pu m’acheter des habits *diantre, que ma vie est délirante…*, oui parce que pour ceux qui ne seraient pas au courant, avant j’avais pour habitude de sortir vêtue de sacs-poubellesBref…
Je suis d’ailleurs allée me « baigner » saper en visualeuse, ma jupe et mes sous-vêtements n’ont d’ailleurs pas pu résister à l’appel du large et surtout des vagues. Trempée je fus et restais. Avec le Luciole, c’était assez énorme de nous voir déambuler parmi les vacanciers qui eux avaient la tenue adéquate dans ce genre d’endroit.
Par contre, une catastrophe de grande ampleur eut lieu là-bas : j’ai oublié mon Porcinet sous un oreiller. Le soir venu, une fois bien rentré chez le Luciole, affreuse prise de conscience que « quelque chose » manquait à ma vie. « Juste Ciel ! Mon enfant ! Seul ! En ce vaste monde… ! », m’écriais-je douloureusement ou nez du Luciole dévasté par cette terrible nouvelle. *Wué… enfin ça aurait pu se passer ainsi...*. Prière de ne pas se moquer, l’heure est grave.

Donc, le lendemain à l’aube, je me saisis du téléphone *et pousse un cri, un SOS* et demande au réceptionniste , qui était au bord de la dépression, s’il n’aurait pas trouvé une peluche. Il me dit qu’il verra avec les femmes de chambre. Dans la matinée, je vois un appel en absence. Quand j’ai rappelé, je suis tombé sur une dame. Donc, je ré-explique le pourquoi de mon appel :
 « - Je vous appelle à propos de la peluche oubliée dans la chambre 30…
- Ah vi vi vi, nous l’avons bel et bien retrouvée.
- Super, merci beaucoup.
- Je l’adresse à madâââââme… ?
*Là une intense réflexion me prend, j’avais prévu de donner l’adresse du Luciole alors, allais-je me payer le culot de lui dire : à Madame Luciole Nébulisante… ? Mais j’ai craint que le Luciole nous fasse un malaise à la réception du rejeton*
- Heu… non ça sera à Luciole…
- Huuuuuuuun, monsieur donc ?
- Vi vi, précisément ! »
Et aujourd’hui, le Luciole est venu me chercher en voiture, avec le Porcinet qui était arrivé dans la boîte aux lettres accompagné d’une missive.
Monsieur Luciole,
Nous vous prions de trouver ci-joint la peluche de votre enfant.
Vous en souhaitant bonne réception,
Nous vous prions de croire bla bla bla…
Un peu plus, et je passais à travers le pare-brise… *Moi, l’enfant du Luciole !! Faut peut-être pas pousser à ce point !*

Vivement nos prochaines vacances !!! Et cette fois, je met un harnais à mon Porcinet ! (Photos de ce périple dans l'album photos... Logique!)




Posté le 31/07/2009 | 86 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article

Un cadeau ne se refuse pas

 Il pleut. Info de la plus haute importance… Non en fait, il y a des averses ce qui fait que la pluie est entrecoupée de vagues de soleil lumineux. C’est beau. C’est rassurant.
Hier j’ai pété ma durite. Aujourd’hui j’ai repris des médicaments, mais les effets sont un peu différents. Je n’ai plus les nerfs à fleur de peau. Enfin… moins. J’ai toujours l’impression d’être sur une planète un peu différente, mais c’est moins singulier. Quoique mes pieds ne touchent toujours pas vraiment le sol et que j’ai l’impression que quelque chose essaye de me presser le cœur comme un malheureux citron. Je vais voir le Luciole ce soir. Et demain si tout va bien, nous partons en Bretagne. Il m’a offert un baby Bourriquet. Je l’adore. A chaque fois que je regarde sa bouille toute ronde et bleue, j’ai l’impression que le Luciole est dedans…

Je me suis secoué les neurones, j’ai réfléchi à des problèmes que je considérais ne pas en être. Etre malade d’être aimé quand d’autre cherche tant l’amour dans les yeux des autres. Et moi je l’ai et je ne m’en sors pas. Etre aimé comme ça quand on a été tellement méprisé, ça peut faire tellement mal… Pourtant d’autre m’ont déjà aimé avant. Mais je n’ai jamais ressenti le malaise que j’ai maintenant. Lui déclenche un sentiment inédit. Est ce plus fort où est ce que c’est moi qui ai mûri et qui ressent plus de choses et surtout qui tente de les accepter ?
Je vais choisir mon camp. Je vais laisser mes yeux et mon cœur voir ce qu’ils ont envi de voir. On m’a tellement dit qu’il fallait que j’avance, que du coup, j’ai avancé comme une aveugle, le plus vite possible pour arrêter de perdre du temps. Mais le temps m’a rattrapé. Maintenant, je sais que je suis capable de faire face à tout ça. Avant, j’avais l’impression que ça allait me tuer. Et là, je me sens de taille à tuer ce dragon même si ça fait mal. La vraie douleur se trouve dans le changement pas dans les petites douleurs qu’on s’inflige soi-même histoire que les autres prennent soin de nous.

Faire des conneries c’est bien beau, ça oblige les autres à nous materner et en plus ils n’osent pas nous envoyer chier, jusqu’au jour où ils en ont marre de nous servir de garde-chiourme et qu’ils se rendent compte que ça n’est pas leur travail. Alors qu’affronter ses peurs, là ça demande du courage, du vrai. Même si en ce moment, j’ai mon cœur dans la gorge, je veux continuer mon changement. Je veux continuer à charcuter mes angoisses plutôt que mon corps ou mes cheveux. Mes yeux veulent sortir de ma tête, j’ai l’impression de ne pas pouvoir marcher droit (ce qui ne doit pas être qu’une impression au vue de ma bosse sur la tête), je me sens vraiment mal et pourtant c’est ça qui me fait réfléchir depuis hier. Pourtant, je n’ai pas l’impression de psychoter, mais plus de réfléchir sainement. Je mets en place des plans d’urgence pour dérailler de manière contrôlée pour que mon Luciole ne se retrouve pas avec une semi-folle lâchée en liberté. Je ne souhaite pas qu’il en vienne à se dire que je l’aie fait grandir à cause de tout ce que je lui ai fait subir.

Ma vie m’offre un cadeau, alors pourquoi faire ma chieuse et le refuser (bien qu’en fait je le sache, le pourquoi…) ?

(Ps: bientôt je ré-écrirais des articles plus clair et pas en état de semi-coma. Dsl)




Posté le 23/07/2009 | 54 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Prends ton prozac !!!

Grande conversation avec le Luciole. Mes doutes, mes peurs vis-à-vis de moi-même. Je me fais peur comme la peste. Ce que nous vivons est tellement beau, tellement inattendu et j’ai tant l’impression de ne pas le mériter.  
Je compte énormément sur l’EMDR pour me faire changer, pour m’apprendre à voir les choses autrement. Ne plus être dans un excès perpétuel. Ne plus ressentir ce besoin d’avoir mal. Ce besoin de sourire à ceux que je considère comme des pauvres types tout en ressentant ce sentiment de haine et de répulsion. Faire semblant, jouer un jeu dangereux auquel je finis toujours par perdre. Me perdre moi-même et perdre l’une des personne qui compte le plus pour moi. J’aime ce que je suis pendant ces moments-là. Une fille sans scrupules, sans sentiments, sans états d’âmes. Regardez-moi que d’une seule façon et je ne vous en aimerais que plus…

J’entre dans ma phase où je n’aime pas la compassion. Je ne veux pas qu’on me comprenne, qu’on me trouve des circonstances atténuantes ou je ne sais quelles autres conneries du même acabit. Je ne sais même pas pourquoi je déblatère tout ça maintenant. Peut-être parce que dans quelques heures, j’ai une nouvelle séance et qu’à nouveau je vais faire rejaillir des choses qu’il faudra que j’analyse. Ça me fait du bien et en même temps ça me met dans une sorte de rage douloureuse. Je veux être normale et pas me rendre compte que je suis une espèce de petite chose torturée. Je ne peux pas supporter ces choses, ces sentiments, ces pulsions que je ne peux pas contrôler. En ce moment, je me sens dans une colère sans fond que je n’arrive pas à comprendre. Est-ce l’effet des médicaments que je viens de prendre, de ma fatigue, de ma peur insurmontable de décevoir le Luciole ? Ma tête explose. J’entends des clapotis dedans. Il me semble que tout ce qui m’entoure est faux. Le Luciole vient de m’envoyer un message, mais je ne le comprends pas, apparemment c’est une réponse. Un bugg : je ne sais pas ce que je lui ai envoyé. J’aimerais pleurer, crier mon mécontentement, mais je ne peux pas. Et puis, crier quoi ? Tous ces inconnus me frustrent. Comme si je ne me connaissais pas moi-même. J’ai l’intuition d’être deux personnes prisonnières dans une seule.
Il y en a une que je voudrais tuer, mais je ne sais pas laquelle. La sale garce que j’affectionne parce qu’elle me protège ? Ou l’autre, celle que tout le monde aime, trouve belle et relativement géniale ? Où est mon monde ? Dans le cynisme, les excès en tout genre, le dark et les musiques qui me tordent les boyaux par leur violence ? Ou dans les images colorées, les petits animaux, le rose, les bonbons et les peluches diverses et variées ?

Je suis en cours de savoir qui je suis (et non plus « ce que je suis » comme me l’avait fait remarquer Edwige) et pas ce que je suis devenue par la force des choses. J’ai tellement peur d’être une sorte de poids mort pour le Luciole. Même si lui ne semble pas voir les choses sous cet angle, en règle générale, c’est au moment de la séparation (ou avec la remplaçante) qu’on se rend compte à quel point l’ex a pu nous bouffer la vie. Je pense que pour beaucoup de mes ex, je suis leur psychotique de service. Depuis que j’ai accepté pleinement d’être officiellement avec le Luciole, j’ai l’impression de marcher au bord d’un précipice. Ça n’est même pas lui qui me met la pression, c’est moi seule. Mais sa déception serait carrément insurmontable. J’avais déjà voulu changer pour l’Homme et j’avais misérable raté. Que va t-il en être cette fois ci ?

Le chemin est pénible et c’est tellement tentant de l’abandonner. Quand ce sentiment de toujours repartir de 0 me quittera t-il ? Comment fais tu pour m’aimer ?



Posté le 22/07/2009 | 74 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

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